Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange

Vienne : un chef d'entreprise tourangeau s'enchaîne devant le siège de la Mutuelle de Poitiers

Un entrepreneur s'est enchaîné à un poteau devant le siège de la Mutuelle de Poitiers, dans la Vienne, mardi 9 juin. Ce patron d'une société de réception de mariages estime que son assureur ne l'a pas soutenu pendant la crise du coronavirus et réclame une aide financière de sa part.

Un chef d'entreprise s'est enchaîné à une chaise devant les Mutuelles de Poitiers, dans la Vienne, mardi 9 juin 2020.
Un chef d'entreprise s'est enchaîné à une chaise devant les Mutuelles de Poitiers, dans la Vienne, mardi 9 juin 2020. © Radio France - Flore Catala

Un chef d'entreprise s'est enchaîné à un poteau devant le siège de la Mutuelle de Poitiers, à Ligugé (Vienne), mardi 9 juin 2020. Martial Léotard, ce patron d'une société d'organisation de mariages basée à Richelieu en Indre-et-Loire a perdu 62.000 euros avec la crise du coronavirus et le confinement. Il estime que son assureur ne lui est pas assez venu en aide. Il demande un soutien financier, sous peine de débuter une grève de la faim

Le Covid ne m'a pas eu, les mutuelles de Poitiers me tuent

Il a noué la chaîne autour de son corps à 9h du matin, confiant la clé à son associé. "Le Covid ne m'a pas eu, les mutuelles de Poitiers me tuent", affirme la pancarte placée à côté de lui. Le directeur général de l'assurance, venu échanger avec lui, assure s'inscrire dans la solidarité demandée par l'Etat mais ne pas pouvoir faire plus.

Assurance pour "épidémie" et non "pandémie"

Pourtant, ce chef d'entreprise est assuré contre les risques d'épidémie. Mais l'assurance ne protège pas contre les risques de pandémie. Pour lui, c'est une manière pour l'assurance de se dérober en jouant sur les mots : "Nous sommes assurés sur le mot épidémie, et pas le mot pandémie" explique Martial Léotard. "C'est jouer sur les mots ! J'ai l'impression d'être pris pour un imbécile, car aujourd'hui j'ai payé une assurance, et je n'ai rien car le coronavirus est une épidémie et non une pandémie".

Martial Léotard est resté enchaîné 8 heures à son poteau, en bord de route
Martial Léotard est resté enchaîné 8 heures à son poteau, en bord de route © Radio France - Flore Catala

De son côté, Stéphane Désert, directeur général de la Mutuelle de Poitiers, une assurance ne peut pas couvrir les risques d'une pandémie, car il faudrait indemniser tout le monde, ce qui est impossible financièrement : "Je comprends la détresse face à la crise économique, je comprends que ça génère de la frustration, mais malheureusement c'est la situation actuellement".

Manque de soutien

Mais pour Martial Léotard, les assurances ne jouent pas le jeu et se dérobent à leurs obligations de soutien, particulièrement aux petites entreprises : "Les assurances sont en train de me tuer comme elles tuent les petites entreprises, car nous sommes petits et que les petits ne les intéressent pas".

Ce mardi, après des échanges vains avec la direction, il est resté enchaîné jusqu'à 17h avant de plier bagage. Il assure qu'il reviendra tous les jours s'enchaîner au même endroit pour obtenir satisfaction, c'est-à-dire une indemnisation pour ses pertes sur trois mois. Si rien n'est fait, il est décidé à commencer une grève de la faim.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess