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Économie – Social

Vierzon : l'hôpital toujours dans la tourmente

mardi 17 avril 2018 à 19:39 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Environ 200 personnes se sont rassemblées ce mardi après-midi devant l'hôpital de Vierzon : Pierre Laurent, le sénateur communiste de Paris était là dans le cadre de son tour de France des hôpitaux qui devrait déboucher à l'automne sur des propositions pour la santé.

Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, en visite à l'hôpital de Vierzon. Le parti communiste fera des propositions à l'automne
Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, en visite à l'hôpital de Vierzon. Le parti communiste fera des propositions à l'automne © Radio France - Michel Benoit

Vierzon, France

Le directeur de l'hôpital de Vierzon a annoncé un déficit de 3,8 millions et la suppression de 26,5 postes d'ici 2022. Ces suppressions n'affecteront pas directement les services de soins. Ils seront cantonnés aux services annexes comme les espaces verts ou la manutention...  Une nouvelle hémorragie que dénonce Maryvonne Roux, déléguée Force Ouvrière Santé dans le Cher : "Ces emplois comme tous ceux à l'hôpital sont indispensables. Que va t-on faire à l'avenir ? Externaliser de nouvelles fonctions. Cela n'amène pas d'économies et le service est moins bon. On l'a vu, par exemple avec la maintenance. Les sociétés de dépannage ne sont pas forcément aussi réactives qu'il le faudrait et il n'est pas rare qu'on rappelle des techniciens de l'hôpital pour leur prêter main forte car ils ne connaissent pas suffisamment les installations." 

Les délégués syndicaux (CGT, Sud et F.O.) ont pris la parole aux côtés du maire de Vierzon Nicolas Sansu et de Pierre Laurent. - Radio France
Les délégués syndicaux (CGT, Sud et F.O.) ont pris la parole aux côtés du maire de Vierzon Nicolas Sansu et de Pierre Laurent. © Radio France - Michel Benoit

Il ne faut pas que ça ferme, vous imaginez notre ville sans hôpital ?" - Un manifestant

Les manifestants étaient venus exprimer leurs inquiétudes quant à l'avenir du bloc chirurgical et de la maternité : " Il ne faut pas que ça ferme, vous imaginez notre ville sans hôpital ? Pour accoucher, il faudra courir à Bourges, à presque une heure de route ? Et quand ce sera un accouchement difficile ? Ça n'a pas de sens. De toutes façons aujourd'hui, on ne veut plus mettre l'argent là où il faudrait. La santé, ce n'est pas une marchandise." Le bloc chirurgical est vétuste, ce qui ne garantit plus le maintien de la maternité et la sécurité des interventions chirurgicales. Il faut donc investir à l'hôpital de Vierzon, estiment ces manifestants. La mobilisation, depuis l'automne a permis d'éviter pour le moment la transformation de la maternité en centre de périnatalité, mais la question n'est pas tranchée définitivement par l'agence régionale de santé regrette Jean-Claude Houbion de la CGT : "On n'a eu aucune réponse à nos courriers adressés à l'ARS. Mais on reste confiant pour l'avenir." 

Les manifestants écoutent les différentes prises de parole devant l'entrée de l'hôpital de Vierzon. - Radio France
Les manifestants écoutent les différentes prises de parole devant l'entrée de l'hôpital de Vierzon. © Radio France - Michel Benoit

Le maire veut relancer la mobilisation

Pas de nouvelles, bonne nouvelles... pas si sûr, relativise Sandrine Banderier de Sud Santé Sociaux : " Ils n'ont pas renoncé au projet, il y a certainement toujours quelque chose qui se trame. Notre souci, c'est aussi de pouvoir recruter des médecins qui manquent dans certains services." C'est la grosse crainte à l'avenir : que certains recrutements soient bloqués et amènent à la fermeture de services. Nicolas Sansu, le maire de Vierzon ne baisse pas la garde : " Je crois que la mobilisation doit être relancée pour gagner maintenant, c'est à dire que notre hôpital reparte de l'avant. On a bloqué la descente qu'on nous promettait, et maintenant, il faut remonter." Reste à savoir si la réforme des hôpitaux promise par Emmanuel Macron permettra de réduire ce déficit structurel à Vierzon : environ 3 millions d'euros par an compensé chaque année par l'ARS.