Économie – Social

Vierzon : le refuge animalier et les serres municipales ne fermeront pas en 2017

Par Armêl Balogog, France Bleu Berry mardi 17 janvier 2017 à 6:00

Le refuge animalier et les serres municipales de Vierzon ne fermeront pas en 2017
Le refuge animalier et les serres municipales de Vierzon ne fermeront pas en 2017 © Radio France - Armêl Balogog

L’inquiétude est née en décembre 2016, quand la mairie a reconnu que leur fermeture était envisagée pour faire des économies. La situation a été clarifiée lundi 16 janvier 2017, pendant une manifestation à Vierzon.

Les manifestants sont venus avec leurs chiens pour bien se faire entendre. Ils étaient plus de cent, ce lundi après-midi devant l’hôtel de ville de Vierzon, dans le Cher, à demander que le refuge animalier et les serres municipales restent ouverts : vœu aussitôt exhaussé par la mairie.

Le refuge et les serres devaient-ils vraiment fermer ?

Deux versions s’opposent. Leur fermeture n’avait jamais été prévue, selon les services de la mairie, mais seulement étudiée pour faire des économies.

D’après les manifestants au contraire, c’est le maire qui le leur avait annoncé. Il aurait fini par revenir sur ses pas au regard de la mobilisation des habitants de Vierzon. L’association Les Pattounes du cœur a même lancé une pétition en ligne qui a rassemblé 2 009 signataires (ce lundi à 22h).

1,3 million d’euros à économiser à Vierzon en 2017

Pendant la manifestation, une délégation de représentants a rencontré des élus de la ville, qui lui ont confirmé qu’aucun service public ne fermerait en 2017 – sans pouvoir se prononcer pour l’année 2018, les budgets étant établis année après année.

Néanmoins, Yann Journé, secrétaire général adjoint des territoriaux de Vierzon et délégué CGT « n’est pas dupe ». Les élus, dont Djamila Kaoues, adjointe au maire en charge notamment des espaces verts, lui ont expliqué qu’il y avait un trou de 1,3 million d’euros dans le budget 2017, et qu’il fallait faire des économies.

Nous repensons la réorganisation de ces services. On ne va pas les fermer mais on va travailler différemment. D’autres pistes peuvent être envisagées qui sont toujours à l’étude.

Ce trou a été causé par la baisse de la dotation de l’Etat (moins 350 000 euros), par la revalorisation des mesures en faveur des fonctionnaires et le reprofilage des carrières (477 000 euros à payer en plus) et la suppression de l’impôt sur la « demi-part » des veuves (moins 400 000 euros de compensation de l’Etat), nous explique Karine Chêne, adjointe au maire en charge notamment de la vie associative.

La mairie doit donc économiser cette somme sur son budget, sachant que la priorité du mandat du maire communiste, Nicolas Sansu, est la suivante, selon Karine Chêne :

Notre volonté, c’est de ne pas augmenter les impôts locaux.

Les manifestants craignent des suppressions de postes

Les délégués CGT des agents municipaux travaillant au refuge et dans les serres craignent le non-remplacement des départs en retraites et des mutations. Cela provoquerait des économies de 220 000 à 240 000 euros selon Yann Journé, mais :

Il ne faut pas oublier que ces gens qui partent ont un travail, et donc c’est une charge de travail qui va être dispatchée sur l’ensemble des salariés de leur service.

Sandrine Martin, la fondatrice de l'association Les Pattounes du coeur, a peur que le refuge ne puisse plus fonctionner convenablement :

Si on enlève 3 personnes, ils ne seront plus que 2. Ça veut dire ou pas de vacances, ou quand ils sont en vacances, il faut venir le dimanche. Les animaux, ce ne sont pas des meubles.

La mairie a exclu la suppression de services au sein des services évoqués : la pension du refuge ne sera pas supprimée. Pour l’instant, elle ne sait pas encore ni où ni comment elle fera ses économies.