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Vignoux-sur-Barangeon : le traiteur ne passera pas la crise du Covid

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Par , France Bleu Berry

Certains commerçants ne survivront pas à l’épreuve du Covid. Un traiteur de Vignoux-sur-Barangeon préfère jeter l’éponge. Christian Chesnais tenait " A la table " depuis 2012 et s'était spécialisé comme traiteur depuis 2017.

Christian Chesnais, traiteur à Vignoux sur Barangeon (Cher), préfère jeter l'éponge
Christian Chesnais, traiteur à Vignoux sur Barangeon (Cher), préfère jeter l'éponge © Radio France - Michel Benoit

Le premier confinement, au printemps n'avait déjà pas fait de bien à Christian Chesnais, traiteur à Vignoux-sur-Barangeon dans le Cher, le reconfinement de l'automne l’a achevé, malgré les aides proposées par l'État. La vente à emporter ne suffit pas à payer les charges. Les traiteurs souffrent particulièrement puisque aucune fête de famille ou rassemblement festif n'est possible, sauf en tout petit comité. Les charges continuent de courir, les aides ne peuvent pas tout couvrir : "Moi, je continue de payer toutes mes charges" confie Christian. "Je paie mon eau, mon électricité, mon comptable. Il y a les emprunts, les cotisations Urssaf. Elles ont été décalées mais au final, il faut bien les payer. Comment on fait quand on ne dégage presque pas de chiffre d'affaires ?"

" A la Table " vit ses dernières semaines d'activité.
" A la Table " vit ses dernières semaines d'activité. © Radio France - Michel Benoit

Pourtant 2020 s'annonçait sous les meilleurs auspices pour l'affaire de Christian Chesnais. Le traiteur misait sur une augmentation de 30 % de son chiffre d'affaires cette année, grâce à un bon bouche à oreilles, mais le mois de mars est venu doucher tous ses espoirs : "Les communes, et je les comprend, ont dû fermer les salles des fêtes. Il n 'y a plus de banquet de mariage. Comment voulez-vous qu'on s'en sorte ? Le gouvernement a également proposé des prêts garantis par l'état, mais j'ai refusé. Je suis déjà endetté et je ne voulais pas m'engager plus dans cette voie, sachant qu'il faudra de toutes façons rembourser." 

Christian Chesnais propose de la vente de plats à emporter mais cela reste relativement faible : "Je travaille de la qualité et je ne peux pas proposer de menu à moins de quinze euros comme certains restaurants du secteur. Je ne suis donc pas concurrentiel." Le professionnel a un sentiment d'injustice : "J'ai fait beaucoup d'efforts au premier confinement en mettant en place un protocole très rigoureux comme tous mes collègues. Lors de soirées repas, je réduisais considérablement la jauge pour respecter les critères de distanciation sanitaire. J'avais une capacité de cinquante couverts, j'en faisais à peine vingt. On a fait tous les efforts nécessaires et malgré cela, on a nous a interdit de travailler en novembre, sans compenser intégralement les pertes. Il aurait fallu que l'état prenne tout en charge."

Christian préparera quand même un menu de fêtes pour la fin de l'année... ce sera le dernier pour lui.
Christian préparera quand même un menu de fêtes pour la fin de l'année... ce sera le dernier pour lui. © Radio France - Michel Benoit

L'augmentation des aides jusqu'à 10.000 euros mensuels (à condition de justifier d'une baisse de 50 % du chiffre d'affaires) annoncée par Emmanuel Macron est un plus. Christian espère recevoir plusieurs milliers d'euros au titre de novembre, mais sa décision est prise : il travaillera jusqu'au 31 décembre en proposant un menu de fêtes à emporter et baissera le rideau début janvier : "J'espère que je pourrai faire une simple cessation d'activités et pas un dépôt de bilan. J'ai mon honneur et je veux payer tous mes fournisseurs." Christian n'a heureusement pas d'employé, et ne licenciera personne. L'avenir ne s'annonce pas entièrement sombre : Christian a déjà une promesse d'embauche dans un restaurant sur Bourges. Encore faut-il que le secteur puisse rouvrir vers le 20 janvier, comme tout le monde l'espère.

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