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Vin charentais : les viticulteurs pourront distiller leurs invendus à cause du coronavirus

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Par , France Bleu La Rochelle

Les viticulteurs charentais pourront distiller leur vin invendu avec la crise du coronavirus. Ils vont transformer leur surplus en alcool. Cela va libérer de la place dans les chais pour la vendange de cette année. C’est une bonne nouvelle pour les trésoreries des vignerons, touchées par la crise.

20 à 25 % du volume de production pourrait être transformé en alcool.
20 à 25 % du volume de production pourrait être transformé en alcool. © Maxppp - Christian Watier

À cause de l'épidémie de coronavirus et du confinement, les viticulteurs charentais n'ont pas pu vendre leur production. Les chais sont pleins alors que la vendange 2020 arrive dans quelques mois et s'annonce excellente. Pour détruire leurs stocks, les vignerons ont maintenant le droit de distiller leurs invendus pour en faire de l'alcool. Ils pourront le vendre 80 € l'hectolitre, ce qui va leur permettre de combler le manque à gagner dû à la pandémie.

20 à 25 % du volume de production distillé

D'après le syndicat des producteurs et promotion des vins charentais, qui gère l'indication géographique protégée, cette mesure est une bonne nouvelle. D'une part, cela va permettre de vider les cuves qui contiennent encore le vin de l'an dernier. Il n'a pas pu être vendu, car une partie va dans les restaurants. Ceux-ci sont restés fermés à cause du Covid-19. Les clients pouvaient aussi plus difficilement en acheter et il y a une incertitude sur les ventes en cette période d'épidémie. Il y a donc un manque de place dans les chais pour la récolte de 2020. L'autre problème est que certains vins ne se gardent pas ou peu, comme les rosés ou les vins blancs, un an ou deux maximum. "Il faut les valoriser", affirme Thierry Jullion, le président de l'IGP Vins Charentais.

Des revenus pour les vignerons

Cette mesure doit aussi permettre de soutenir les trésoreries des viticulteurs. Elles ont été endommagées par la crise. Il y a eu très peu de revenus et les charges ont continué. L'alcool pourra notamment servir pour fabriquer du gel hydroalcoolique. "Ça va soutenir le marché, estime Thierry Jullion. Ça va éviter des drames dans quelques domaines viticoles, parce qu'il y a des domaines viticoles qui ne produisent que des vins charentais." Il reste aussi optimiste pour le futur : "ce qu'on espère, c'est que l'an prochain ça reparte comme avant parce qu'on était sur des progressions extraordinaires, on était sur des progressions entre 10 et 15 % au début d'année." Avec le prix annoncé, les frais sont couverts. "On ne peut pas faire moins", assure-t-il. Quant à faire plus, selon lui, c'est l'État qui ne veut pas. Pour le syndicat agricole Modef, ce n'est pas suffisant. Le syndicat craint que les prix bas aient du mal à remonter par la suite.

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