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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Rendez-vous à Matignon, violences et dégradations : ce qu'il faut retenir du week-end des "gilets jaunes"

dimanche 2 décembre 2018 à 18:56 Par Bénédicte Courret, France Bleu

Le week-end a été agité encore une fois ce samedi et ce dimanche 1er et 2 décembre 2018. Samedi, 136.000 manifestants ont été recensés partout en France. A Paris et en régions, de nombreuses actions des "gilets jaunes" ont dégénéré.

Des scènes de chaos ont marqué la soirée de samedi à Paris, ici avenue Kléber.
Des scènes de chaos ont marqué la soirée de samedi à Paris, ici avenue Kléber. © Radio France - Benjamin Illy

Toute la journée de samedi, puis dans la nuit de samedi à dimanche et même dans la journée de dimanche, la mobilisation des "gilets jaunes" s'est déroulée sous tension, à Paris et en régions. L'Elysée répond avec un rendez-vous à Matignon pour les chefs des partis et les représentants des "gilets jaunes". Voici ce qu'il faut retenir de ce week-end.

Les chefs des partis et des "gilets jaunes" à Matignon

De retour ce dimanche matin du G20, Emmanuel Macron est venu constater les dégâts au pied de l'Arc de triomphe . Il a organisé une réunion de crise à l'Elysée mais il n'a pas pris la parole publiquement sauf pour adresser un "Merci" aux forces de l'ordre et aux secours via Twitter. L'Elysée a indiqué qu'Emmanuel Macron avait chargé le Premier ministre Edouard Philippe de rencontrer les chefs des partis et des représentants des "gilets jaunes". Ces rencontres débuteront lundi a précisé Matignon. La maire de Paris sera également reçue par Edouard Philippe. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez s'expliqueront par ailleurs mardi devant la Commission du Sénat.

Une mobilisation très suivie

Le mouvement lancé le 17 novembre ne semble pas faiblir avec 136.000 manifestants recensés par le ministère de l'Intérieur pour la journée de samedi et des barrages et autres perturbations en grand nombre sur les axes routiers des régions. D'autres appels à manifester sont lancés sur le réseau social Facebook pour la semaine prochaine. Un groupe de "gilets jaunes libres" a signé une tribune dans Le journal du dimanche pour appeler à "une sortie de crise".

Des violences et des dégradations mais pas seulement

On a beaucoup vu et évoqué les scènes de chaos qui se sont déroulées en marge de la mobilisation organisée à Paris. Les images de l'intérieur de l'Arc de triomphe publiées ce dimanche sont impressionnantes. Mais des violences ont aussi marqué les manifestations en régions notamment dans des villes habituellement réputées tranquilles comme Tours et même dans une petite ville d'Ardèche, au Pouzin. Dans les Bouches-du-Rhône, près d'Arles, un automobiliste de 27 ans a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en percutant un camion sur un barrage. Cela dit, il faut aussi signaler les endroits où les actions des "gilets jaunes" sont restées pacifiques comme à Nîmes ou encore à Amiens. En Savoie, un hommage émouvant a été rendu à la manifestante morte après avoir été renversée par la conductrice d'une voiture le 17 novembre dernier. 

Des forces de l'ordre en première ligne

"Les collègues sont en train de craquer, les saluts ne suffisent plus" a affirmé Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat SGP Police-Fo sur franceinfo. Vingt-trois policiers ont été blessés ce samedi à Paris et 81 gendarmes sur tout le territoire (hors Paris). Certains syndicats de police réclament qu'un état d'urgence soit instauré. La ministre de la Justice répond ce dimanche soir qu'il y a d'autres "solutions" et elle promet "une réponse pénale extrêmement ferme". 378 personnes sont en garde à vue à Paris, "environ deux tiers de ces personnes feront l'objet d'un défèrement et parmi elles, des comparutions immédiates", a affirmé Nicole Belloubet.