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Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, en visite dans l'Orne au sujet de la fracture numérique

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal se rend dans l'Orne ce vendredi 25 septembre, pour une visite autour de la fracture numérique. Le département, mal couvert, s'équipe. Il incarne le plan de l'Etat et des opérateurs pour connecter tous les foyers français d'ici à 2022.

Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, en visite dans l'Orne ce vendredi 25 septembre.
Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, en visite dans l'Orne ce vendredi 25 septembre. © Radio France - Emmanuel Moreau

La fracture numérique au menu de la visite du secrétaire d'Etat Gabriel Attal dans l'Orne ce vendredi 25 septembre. Le porte parole du gouvernement visite un chantier de déploiement de la fibre optique à L'Aigle. Il prendra ensuite la direction d'Argentan pour essayer le dispositif de téléconsultation médicale "Télépharm".  Autre étape du déplacement : un débat avec des habitants sur le thème de la 5G.

À la veille de sa venue, Gabriel Attal nous a accordé un entretien. Zones blanches, 4 et 5G, Initiation au numérique, il s'est exprimé sur de nombreux enjeux, notamment dans des territoires ruraux comme l'Orne en pleine transition vers une meilleure couverture réseau. 

Gabriel Attal, vous vous rendez dans l'Orne sur le thème de la fracture numérique. L'Orne, un département pas très bien couvert...

C'est un enjeu essentiel. L'objectif, pour nous, c'est que tous les Français aient accès au numérique d'ici à 2022. Nous déployons de gros moyens. Pour vous donner une idée, dans l'Orne, mi 2018, à peine la moitié du département était couvert par la 4G. Grâce à l'engagement de l'Etat, des opérateurs et des collectivités locales, la proportion est montée à 85 % au premier trimestre 2020. Nous avons bien progressé. 

Ces technologies sont essentielles mais elles coûtent cher...

C'est la responsabilité de l'Etat et des collectivités de mettre les moyens. Nous avons lancé un plan très haut débit, à hauteur de 3,3 milliards d'euros pour mettre fin aux zones blanches d'ici à 2022. Nous allons déployer 2000 pylônes supplémentaires en France dans les deux années qui viennent alors que 600 avaient été installés ces quinze dernières années. Pour cela, nous avons besoin de l'appui des collectivités locales. Dans l'Orne, elles sont très engagées sur ce sujet. 

La 4G en progrès dans l'Orne... avant le virage de la 5G

Concrètement, comment définissez vous les zones prioritaires pour cette mise à niveau numérique ?

L'Etat fixe des objectifs. Ensuite, il doit y avoir un dialogue local. Les collectivités locales en sont investies. Il y 1858 zones identifiées sur tout le territoire national, dont 10 dans l'Orne, notamment dans le Perche et dans des zones rurales. Un équipement est déjà opérationnel,  Le reste des installations le sera d'ici vingt-quatre mois au plus tard. 

Vous allez tester un dispositif de téléconsultation médicale à Argentan. Cela implique des connexions très efficientes. Sera t-on prêt, en certaines endroits, à passer d'une zone blanche à des zones à haut débit ?

L'objectif, c'est de raccorder tout le monde au numérique. Nous sommes engagés dans le déploiement de la 5G. Cette technologie va permettre de décupler des dispositifs comme la téléconsultation. Demain, on peut envisager de la rééducation à domicile. La 5G, c'est un débit dix fois plus rapide que la 4G. Après, je suis lucide  : pour des gens qui n'ont déjà pas accès à la 4G, ça peut surprendre d'entendre parler de 5G. Notre plan très haut débit prévoit de raccorder tout le monde à la 4G en 2022. Et nous prenons dès aujourd'hui le virage de la 5G.

Quand on n'a déjà pas accès à la 4G, ça peut surprendre d'entendre parler de 5G"

La 5G, justement, est assez controversée. Que répondez vous aux interrogations et aux critiques qui accompagnent l'arrivée de cette technologie ?

Je comprends les questions et les doutes. De nombreux rapports scientifiques montrent qu'il n'y pas de risque pour la santé si l'on suit bien les recommandations sur les niveaux d'ondes. L'OMS a confirmé qu'il n'y avait pas de danger. Ensuite, je crois qu'il faut expliquer de quoi il s'agit. La 5G élargit le champ des possibles : pour l'industrie, le commerce, les soins, la formation... ça sera du concret.

La question écologique s'invite aussi dans le débat, avec le déploiement de toutes ces installations.

La 5G consomme moins d'énergie que la 4G. On aura besoin de poser moins d'antennes que pour la 4G car les antennes 5G absorbent davantage de trafic. Par ailleurs, la 5G permettra des progrès au service de la transition écologique. Des villes pourront mieux gérer leur consommation d'énergie ou la question de l'eau par exemple, grâce à de nouvelles pratiques numériques.

L'initiation au numérique en question

Avec le déploiement du numérique, de nouveaux publics pourront à leur tour profiter plus régulièrement d'internet. Mais beaucoup de gens restent peu familiers de ces usages. La réponse de Gabriel Attal :

L'enjeu de l'initiation au numérique

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