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Économie – Social

Voitures radars en Normandie : après neuf mois de test, un premier bilan contesté

Cinq voitures radars sont en test en Normandie depuis avril 2018. Conduits par un opérateur privé, Mobiom, ces véhicules devaient parcourir 6 à 8 heures par jour nos routes pour déceler les excès de vitesse plus facilement. Résultat : des missions moins longues et pas tant d'amendes que ça.

Cinq de ces véhicules-radars sont partis sillonner les routes normandes à la fin du mois d'avril 2018.
Cinq de ces véhicules-radars sont partis sillonner les routes normandes à la fin du mois d'avril 2018. © Radio France - Laurent Philippot

Normandie, France

Neuf mois qu'elles parcourent les routes de Normandie, et elles ont fait grand bruit sur leur passage : depuis le 23 avril 2018, cinq voitures radars circulent en Seine-Maritime et dans l'Eure afin de déceler les excès de vitesse. Un dispositif expérimental, nos deux départements étant les premiers à accueillir cette phase de test. Un test qui s'est étendu à toute la région Normandie à l'automne 2018.

En moyenne 2,46 amendes par heure de sortie

Au lancement de l'opération, les ambitions étaient affichées : jusqu'à 8 heures de conduite par jour sur tout notre réseau seino-marin et eurois, sept jours sur sept. Tout ça grâce à l'externalisation du dispositif auprès d'une société privée, Mobiom, et dans l'idée de le déployer partout en France à la mi-2019, avec 383 véhicules.

Résultats, selon un bilan du gouvernement diffusé le 31 janvier : pour le mois d'octobre 2018, les voitures radars sont sorties 190 fois avec en moyenne 200 km de parcourus par sortie, soit 3 h 55 de contrôle. Une moyenne qui est bien loin des 6 à 8 heures voulues. Dans ce laps de temps, 1.873 amendes pour excès de vitesse ont été dressées, soit 2,46 procès verbaux rédigés chaque heure.

Ni rentable, ni efficace ?

Ces conclusions ont fait suite à une question du député LR de Haute-Saône, Michel Raison. "S'ils ont fait ça pour faire du chiffre, ce n'est pas très glorieux", commente-t-il aujourd'hui. "Moins de 2.000 amendes en octobre, à raison de 150 euros l'amende ... Ça donne 250.000 euros, c'est très peu rentable."

"Quand on voit les gendarmes, on se tient plus souvent à carreau."

Mais il l'admet lui-même, "l'affaire n'est pas faite pour être rentable" : le but est de sécuriser la route. Mais sur ce point aussi, il objecte : "Il vaudrait mieux payer des gendarmes et des policiers plutôt qu'un groupe privé, qui ne peut verbaliser que les excès de vitesse. Les gendarmes pourraient aussi remarquer ceux qui téléphonent, qui doublent sur les lignes blanches ... les comportements à risque ! Parce que quand on voit les gendarmes, on se tient plus souvent à carreau."

Temps d'adaptation

Pour lui, le test est un échec. Et comme la diffusion du dispositif dans d'autres régions (comme la Bretagne ou les Pays de la Loire) est retardée jusqu'à nouvel ordre, on serait tentés d'y croire ... 

Rien à voir, d'après Emmanuel Barbe, délégué interministériel de la Sécurité Routière. "Les choses sont simplement plus longues que prévu car ce sont des technologies hautement innovantes", tempère-t-il. "On veut être certains qu'il n'y ait pas un seul Normand qui reçoive une contravention infondée."

"Ceux qui critiquent ce système redoutent en fait son efficacité."

Ce premier bilan du mois d'octobre paraît certes peu reluisant, mais "les chiffres de novembre et décembre étaient en nette progression" assure-t-il. "Quand on sera totalement prêts, on pourra envisager de développer le dispositif dans d'autres régions." Pour lui, la polémique autour de ces voitures n'a pas lieu d'être. "Tous ceux qui critiquent le système redoutent en fait son efficacité. Avec ça, il va vraiment falloir respecter les limitations. Et ça en embête certains."

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