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Économie – Social

Volailler Doux : ni reprise ni retrait de l'industriel MHP, le site vendéen en sursis

mardi 13 mars 2018 à 14:42 - Mis à jour le mardi 13 mars 2018 à 15:36 Par Typhaine Morin, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Les salariés du volailler Doux ne sont pas plus rassurés ce mardi, à l'issue d'un comité central d'entreprise qui s'est tenu à Châteaulin, dans le Finistère. Aucune décision n'a été annoncée : ni l'éventuelle reprise ni le retrait du groupe ukrainien MHP pour reprendre l'industriel breton.

Un comité central d'entreprise s'est tenu ce mardi 13 mars à Châteaulin
Un comité central d'entreprise s'est tenu ce mardi 13 mars à Châteaulin © Radio France - Simon Cardona

Chateaulin, France

Le magazine Challenge l'avait révélé il y a quelques jours : le groupe ukrainien MHP a déposé vendredi 9 mars au ministère de l'Economie une offre de reprise du volailler breton Doux, en grande difficulté financière. Entré dans le giron de Terrena en mars 2016, le troisième leader mondial de la volaille, Doux, est à la recherche de 100 millions d'euros pour changer de modèle économique. Un effort économique que ne peut pas supporter Terrena, qui a fait savoir qu'il cessera de financer le volailler à partir du 31 mars. "Les pertes de Doux, 35 à 36 millions d'euros par an, ne sont pas soutenables", a indiqué l'entreprise à France Bleu. 

Cessation d'activité en Vendée ?

Ce mardi, lors d'un comité central d'entreprise, aucune décision n'a été évoquée, ni la reprise par MHP, ni le retrait du groupe ukrainien. Le site vendéen de Chantonnay est lui aussi toujours en sursis. "L'annonce de la cessation d'activité du site de Chantonnay se ferait dès la semaine prochaine", a indiqué Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO.  Le site du volailler en Vendée emploie 300 personnes. 

MHP, qui se présente comme le leader de la volaille en Ukraine, est le seul candidat à la reprise du groupe breton qui a déjà supprimé un millier d'emplois en 2012. Pour les syndicats, cette reprise serait la solution la moins pire. La moins pire puisque l'offre de MHP prévoit un plan de restructuration avec très probablement des suppressions de postes. Selon le journal Challenge, l'Ukrainien demanderait 70 millions d'euros de subventions publiques pour un investissement total de 150 millions d'euros. Il a cependant contesté vouloir supprimer 550 des 1.200 postes de l'industriel breton. 

"La situation est critique pour nous tous" - un employé du site de Châteaulin

Face à ce manque d'informations, les salariés sont inquiets. Même ceux qui ont connu la crise de 2012 : "Depuis toutes ces années que je travaille ici, on m'a toujours dit que le groupe allait mal. Mais là ! C'est la première fois que je me pose des questions. Mais toute l'usine se demande : qu'est-ce qu'on va devenir ?" confesse une salariée. Un autre affirme déjà chercher du travail : "Ils ne nous disent rien. S'ils attendent le 31 mars pour nous dire que tout est fini, on fait comment nous ? On a un loyer à payer, une famille."

Un nouveau comité central d'entreprise est prévu le mercredi 21 mars.