Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Vous ne pourrez bientôt plus choisir de rester à domicile" : le cri d'alarme des acteurs du secteur

-
Par , France Bleu Isère

Les quatre principales fédérations d'aide et de soins à domicile lancent ce mercredi une campagne grand public en forme de cri d'alarme sur les manques de moyens et de reconnaissance pour leurs missions et leurs métiers. Explications avec Pierre-François Dumas, le directeur de l'ADMR en Isère.

Le visuel de la campagne lancée par les acteurs de l'aide à domicile pour tirer la sonnette d'alarme
Le visuel de la campagne lancée par les acteurs de l'aide à domicile pour tirer la sonnette d'alarme -

Pierre-François Dumas, directeur de l'ADMR 38 qui emploie 1700 aides à domicile en Isère est l'invité de France Bleu Isère ce mercredi, pour faire l'état des lieux du secteur dans le département et parler de cette campagne de communication nationale destinée à alerter les politiques sur ses difficultés et ses besoins, particulièrement en cette période d'épidémie. 

Que voulez-vous dire avec ce message "Vous ne pourrez bientôt plus choisir de rester à domicile ? Et que demandez-vous ?

C''est une campagne qui a pour but de sensibiliser les Français et plus particulièrement les isérois à l'urgence de la situation de l'aide à domicile. Avec trois revendications principales : nous avons besoin au plus vite d'une loi Grand Age et Autonomie ambitieuse, à la hauteur d'un enjeu majeur qui est d'assurer aux personnes leur autonomie, leur dignité, et la place à laquelle elles ont droit dans la société. Nous avons aussi besoin au plus vite d'une politique de revalorisation de nos métiers qui permette de garantir à nos professionnelles une rémunération juste qui reconnaisse leur engagement et le caractère essentiel de leur mission. Et bien évidemment les financements pour couvrir les besoins concernant toutes ces mesures. Et c'est vrai que nous interpellons l'ensemble des élus et le gouvernement depuis quelques années sans résultats.

Vous évoquez cette loi Grand Age annoncée en grandes pompes par le gouvernement . Que peut-elle changer concrètement pour vous ?

Elle peut changer plusieurs éléments, principalement auprès des personnes personnes âgées, personnes en situation de handicap, c'est la prise en compte de leurs besoins. Elle doit prendre aussi en compte la rémunération des salariés. L'ADMR a fait 30 propositions qui ont été adressées au gouvernement. Et depuis des années nous attendons que cette loi puisse enfin sortir, on l'espère cette année.

Vous avez des difficultés à recruter ? C'est un métier compliqué, avec évidemment du temps partiel parce qu'il n'y a pas de besoins toute la journée, c'est concentré le matin et soir, c'est donc difficile de recruter ?

C'est très difficile de recruter à l'heure actuelle, pour des raisons évidentes. D'une part de rémunération des salariés, et de reconnaissance surtout des métiers d'aide à domicile. 

Avec le Ségur de la santé, 180 € supplémentaires ont été attribués aux hospitaliers, votre personnel n'y a pas eu droit ?

Non, effectivement. On est sur une santé à double vitesse. Le Ségur augmente de façon significative les salaires des structures hospitalières et des Ehpads . Et le secteur à domicile n'en a pas bénéficié.

Combien touche une aide à domicile, on dit "une" aide à domicile, parce que c'est un métier qui est surtout porté par les femmes, même s'il y a quelques hommes, 1 % environ ?

C'est difficile à vous répondre. Il faut savoir qu'elles sont au SMIC, c'est-à-dire à 1200 euros net sur la base de 35 heures. Mais si on fait une moyenne, elle est plutôt à 30 heures pour nos salariés, c'est-à-dire 1000 euros, voire un peu moins, et il y a les frais de déplacements..

Quand les aides à domicile disent quelles ont été les oubliées du Covid, parce qu'elles étaient en première ligne en se déplaçant chez les personnes malades, est-ce que c'est toujours le cas ?

Effectivement elles ont été les oubliées, mais vite rattrapées par une politique sociale,  en tout cas pour l'ADMR. Le réseau en Isère, dès le début de cette pandémie, a versé une prime Covid sur ses propres fonds, ensuite réalimentée par l'État et par le conseil départemental. 

Ce qui est original dans cette campagne c'est que vous interpellez les Français eux-mêmes en disant "Vous ne pourrez bientôt plus choisir de rester à domicile", ça veut dire qu'on peut faire quelque chose pour vous aider ?

Oui, je pense que l'ensemble des Français peut aujourd'hui interpeller l'ensemble des élus, les députés et les sénateurs, à travers une plate-forme qui est www.urgencedomicile.org. C'est très très simple, il suffit de sélectionner votre département, le député ou sénateur que vous souhaitez interpeller. Et le message est envoyé directement, ça permet de s'adresser aux décideurs directement sur ce site internet. Merci de relayer notre campagne. 

#Masolution
#Masolution © Radio France

Vous avez repéré ou imaginé une solution pour améliorer le quotidien autour de chez vous ? Vous avez identifié des besoins locaux et vous avez des idées pour y répondre ? Avec “Ma solution”, France Bleu vous donne la parole : partagez votre expérience, signalez les initiatives les plus utiles, faites vos propositions et donnez votre avis sur celles des autres. La solution, c’est vous !"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess