Économie – Social

Week-end du 15 août : la moitié des boulangeries sont fermées à Vierzon

Par Mathilde Choin, France Bleu Berry samedi 13 août 2016 à 12:42

Jean-Noël Lamariault, boulanger, fait partie des quelques artisans au travail en ce mois d'août à Vierzon.
Jean-Noël Lamariault, boulanger, fait partie des quelques artisans au travail en ce mois d'août à Vierzon. © Radio France - Mathilde Choin

Difficile de trouver une boulangerie d'ouverte en ce mois d'août. À Vierzon par exemple, la moitié d'entre elles sont fermées en ce week-end de l'Assomption. Résultat : les rares artisans qui ne sont pas en vacances sont obligés de mettre les bouchées doubles.

En Berry comme dans beaucoup d'autres régions françaises, c'est compliqué de trouver des boulangeries d'ouvertes en ce mois d'août. Et pour les artisans qui reviennent de vacances ou qui ne sont pas encore partis, c'est loin d'être de tout repos. À Vierzon, la moitié des boulangeries sont fermées en ce long week-end du 15 août. Donc pour les boulangers au travail, comme Jean-Noël Lamariault et son épouse Nathalie, il faut mettre les bouchées doubles. "J'en suis à ma troisième tournée de la journée. Contre une habituellement. Je multiplie par trois les quantités."

En temps normal, je fabrique une cinquantaine de croissants par jour. Là, j'en suis à 140. Et à midi, il n'y en a déjà plus", Jean-Noël, boulanger à Vierzon

Du coup, certains clients comme Gérald se ruent sur les boulangeries ouvertes : "Tout le monde est en vacances. C'est un peu la galère en ce moment". Et lorsque d'autres comme Patricia trouvent portent close, ils se rabattent sur les chaînes ou les grandes surfaces : "Que vous voulez-vous, c'est comme ça ! Mercredi, c'était fermé du coup je suis allée acheter mon pain dans un supermarché. Mais c'est pas grave, ça dépanne !" Il faut aussi parfois faire face aux clients mécontents : "C'est vrai que lorsque mes clients sortent du travail, certains ne trouvent pas de pain. Du coup, ils sont en colère."

"Je ne fais plus de sieste"

Depuis le début du mois d'août, ce boulanger de 46 ans n'a plus une seconde pour lui. Le reste de l'année, Jean-Noël commence le travail à 3 heures du matin, termine vers 12h15 avant de faire une sieste entre 14 heures et 16 heures et de reprendre jusqu'à 18 heures environ. Mais depuis quelques jours (en particulier avec les préparatifs du week-end du 15 août), ce boulanger vierzonnais a dû tirer une croix sur sa petite pause : "C'est difficile de fournir tout le monde. Mais bon, on peut comprendre nos collègues qui ont des enfants et qui ont envie de prendre leurs vacances au mois d'août. Nous on a de la chance, notre fille grandit, donc on peut décaler nos vacances. Et puis, on ne va pas cracher dessus, c'est un bon chiffre d'affaires". Même si Jean-Noël est obligé de refuser un certain nombre de commandes : "Je suis tout seul. Et c'est impossible de trouver des ouvriers pour des petits remplacements."