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En Occitanie, les saisonniers inquiets pour leur avenir

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

L'emploi saisonnier commence à être une réelle source d'inquiétude pour ceux qui en vivent et pour ceux qui recrutent leur main d'oeuvre nécessaire pendant l'été. Les exigences sanitaires pour lutter contre l'épidémie de coronavirus laissent planer un risque économique sur une partie d'entre eux.

Les saisonniers de tous métiers lancent un SOS pour obtenir des clarifications sur leur situation économique de plus en plus fragile.
Les saisonniers de tous métiers lancent un SOS pour obtenir des clarifications sur leur situation économique de plus en plus fragile. © Radio France - Eric Audra

Alors que le Premier ministre a annoncé, le 14 mai dernier, la possibilité pour les Français de partir en vacances cet été, l'incertitude reste grande pour celles et ceux qui travaillent durant cette période, les saisonniers. Eux attendent toujours de savoir quand et si leur contrat va pouvoir démarrer. Ils représentent 2 millions d'emplois (directs et indirects) en France, assure Elodie David, à l'origine d'un mouvement de défense du statut de "saisonnier", soit 8% de la richesse nationale, ainsi que l'a rappelé Edouard Philippe. Avec deux autres travailleuses saisonnières, elles viennent d'écrire deux lettres ouvertes et créer un groupe Facebook #jesuissaisonnier pour alerter sur la nécessité de trouver une solution pour tous ces travailleurs inquiets de voir leurs indemnités chômage fondre, semaine après semaine, sans savoir à partir de quand ils pourront vraiment signer un nouveau contrat et ainsi peut-être réussir à cotiser suffisamment jusqu'à leur prochaine période de vacance. 

"On ne sait pas où on va, on ne sait pas comment on y va"

"On est dans l'attente d'une décision du gouvernement", confirme Maxime Denjean. Ce trentenaire qui a toujours été travailleur saisonnier habite près de Béziers et fait des allers-et-retours à l'étranger, depuis six ans. Cette fois, c'est la Grèce qui attend ce représentant. Pour lui, tout a été mis entre parenthèses depuis le début du confinement, mi mars. Même s'il s'estime plutôt chanceux par rapport à d'autres, grâce au chômage partiel qu'il touche depuis début avril, il est toujours dans l'attente pour savoir ce qui va se passer. "Je fais ça hiver, été et puis là plus rien. En général, on travaille, on a une petite période de vacances mais après on reprend l'hiver donc là, les places vont être chères. C'est compliqué."

Un partenariat avec les CROUS pour orienter les étudiants vers les agriculteurs

Et alors que dans certains secteurs, les saisonniers attendent fébrilement de pouvoir retravailler, du côté des agriculteurs, certains se demandent bien comment ils vont réussir à concilier respect des contraintes sanitaires et embauche de la main d'oeuvre nécessaire. C'est le cas par exemple des producteurs de maïs semence ariégeois comme Joseph Descuns qui gère une cinquantaine d'hectares à Gaudiès, à côté de Pamiers. Comme l'ensemble de ses confrères dans le département (entre 80 et 100 producteurs cultivent 3 500 hectares de maïs), il est inquiet pour ses recrutements à venir. "D'ordinaire, je recrute entre 45 et 50 jeunes pour la castration des maïs, dont la moitié sont hébergés sur place dans un camping. Mais, l'inspection du travail m'a clairement dit que le camping, ce n'était pas possible. Du coup, je me retrouve avec la moitié des salariés seulement, aujourd'hui". Sans compter une autre incertitude, précise Philippe Jougla, le président de la FRSEA en Occitanie. "On a aussi l'inquiétude que les familles arbitrent sur la sécurité entre un revenu complémentaire et une initiation au travail et un risque de Covid.

Mais, ce sont bien les fruits et les légumes qui ont le plus besoin de saisonniers. Les récoltes débutent fin mai, début juin et la FRSEA met au point un partenariat avec les CROUS de la région pour inciter les étudiants qui auraient voulu faire une saison dans le tourisme à la faire dans les champs. L'idée, explique Philippe Jougla, c'est de réactiver la plateforme "Des bras pour ton assiette , qui a permis de recruter des volontaires durant le confinement pour faire face à l'immensité de la tâche des producteurs, à destination, cette fois des étudiants.

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