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Airbus : le spectre des licenciements secs plane toujours selon FO, le syndicat majoritaire

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Par , France Bleu Occitanie

Avec la rentrée, les négociations ont repris chez Airbus entre la direction et les syndicats pour envisager les modalités du plan social qui prévoit 3.500 suppressions de postes à Toulouse. Pour le moment, les partenaires sociaux restent méfiants.

Jean-François Knepper, délégué central Force Ouvrière chez Airbus, alors que les négociations sur le plan social ont repris début septembre à Toulouse.
Jean-François Knepper, délégué central Force Ouvrière chez Airbus, alors que les négociations sur le plan social ont repris début septembre à Toulouse. © Radio France - Alban Forlot

Le secteur de l'aéronautique est l'un de ceux qui souffre le plus de la crise économique liée à la pandémie de coronavirus. 20 plans sociaux sont en cours dans ce secteur, rien qu'en Haute-Garonne dont bien sûr, le plus emblématique à Airbus. 3.500 suppressions de postes sont prévues à Toulouse et les négociations ont repris entre la direction et les syndicats à la rentrée, début septembre alors qu'elles doivent avoir abouti d'ici un mois. "L'activité à fortement réduit de l'ordre de 40%", redit Jean-François Knepper, le délégué central Force Ouvrière chez Airbus sur France Bleu Occitanie, qui précise aussi que l'avionneur continue à produire aujourd'hui 40 avions par mois dans l'ensemble du groupe, "ce qui permet à Airbus de ne plus puiser dans sa trésorerie et annonce un redémarrage lent mais certain". 

"Nos dirigeants s'entêtent à ne pas utiliser tous les dispositifs à leur disposition"

700 salariés Airbus se disent intéressés par l'accord de départs anticipés négocié au début de l'été par les syndicats. Reste pour la possibilité pour les salariés de partir également en préretraite : "on est quasiment à 1.500 volontaires" explique Jean-François Knepper du syndicat FO. Il y voit un signe fort que "les salariés sont prêts à s'engager pour sauver l'emploi de leurs collègues".  C'est pour cela qu'il déplore que la direction d'Airbus ne souhaite pas utiliser autant qu'elle le pourrait le dispositif d'activité partielle de longue durée proposée par le gouvernement. Il souhaiterait, comme cela se fait en Allemagne dit-il, que ce dispositif soit imposé en France. 

"On est dans la négociation, il faut qu'on puisse y rester ; mais pour que ça marche, il faut que nos dirigeants reviennent à la raison." - Jean-François Knepper, délégué central Force Ouvrière chez Airbus

"L'inquiétude est présente chez les salariés depuis le mois de mars", réaffirme leur représentant au sein des instances déterminé à "arriver à zéro licenciement sec à condition que les dirigeants en soient convaincus aussi". Jean-François Knepper prévient que dans le cas contraire, le ton pourra monter. D'ailleurs, parce qu'Airbus reste flou sur l'éventualité de licenciements secs, le délégué syndical précise que les négociations n'ont pas démarré sur un accord de performance collective qui imposerait aux salariés de renoncer à certains de leurs droits. "Il est hors de question qu'on discute de ce sujet tant que le spectre des licenciements secs pèse sur Airbus. On est dans la négociation, il faut qu'on puisse y rester mais pour que ça marche, il faut que nos dirigeants reviennent la raison", conclut-il.

Ecoutez l'interview de Jean-François Knepper, délégué central Force Ouvrière chez Airbus

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