Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Le zoo d'Amnéville dans la tourmente

Zoo d’Amnéville : "La manière de diriger va changer"

Il y a une nouvelle patronne à la tête du zoo d’Amnéville et elle le fait savoir. Anne Yannic a succédé à Michel Louis, en tant que présidente du parc racheté par le fonds Prudentia capital. Voici comment elle compte tourner la page du passé en attendant le feu vert pour la réouverture.

Anne Yannic a auparavant dirigé la société d'exploitation de la tour Eiffel, Paris city vision ou encore le Club med en France, Belgique et Suisse.
Anne Yannic a auparavant dirigé la société d'exploitation de la tour Eiffel, Paris city vision ou encore le Club med en France, Belgique et Suisse. © Radio France - François Pelleray

Anne Yannic a pris ses fonctions de présidente du zoo d’Amnéville début mai. Elle succède au fondateur du parc Michel Louis, pointé du doigt pour sa gestion et certaines pratiques. Il faut se préparer à des changements importants, concernant aussi bien Tiger world que les tarifs. Le nouveau propriétaire, le fonds d’investissement Prudentia capital veut tourner la page du passé mais en s’appuyant sur l’expérience de Michel Louis.

France Bleu Lorraine : Quelle est votre stratégie tarifaire en vue de la réouverture du zoo ?

Anne Yannic : On a fait le choix assez fort de baisser nos tarifs pour la réouverture. Le prix d’entrée pour un adulte à la journée passe de 37 euros à 29,50 euros (tarif qui sera d’actualité aussi longtemps que les spectacles ne reprendront pas, ensuite le tarif sera de 34 euros). Pour les enfants, la baisse sera de même niveau. Et nous allons diminuer radicalement le prix de l’abonnement annuel, il va représenter le coût de deux entrées individuelles alors qu’il était jusqu’à maintenant de 148 euros, donc dès la troisième visite il sera rentabilisé. A cette offre s’ajoutent 10.000 billets gratuits pour les personnels soignants. Pour les personnes qui détiennent des billets valables jusqu'au 31 mars, nous leur accorderons un délai de deux semaines à partir de la réouverture (NDLR, pas avant début juin, le dossier est examiné en préfecture).

FBL : Avez-vous l’ambition de faire de l’accueil hôtelier sur le site comme le font de nombreux parcs ?

AY : L’accueil hôtelier ne fait pas partie de notre stratégie pour le moment. Cela se fait beaucoup dans d’autres parcs, mais ce n’est pas notre stratégie aujourd’hui. On se fixe comme objectif d’améliorer le parcours client de manière progressive en ajouter chaque année des nouveautés. Il faut trouver une bonne raison de redonner envie de revenir à notre clientèle régionale. On dispose de 3 hectares encore libres sur les 14 hectares du site, mais une nouveauté n’est pas forcément une infrastructure à 20 millions d’euros ou des chambres d’hôtels.

FBL : Avez-vous arrêté un nouvel organigramme ?

AY : La manière de diriger le zoo va changer de manière évidente parce qu’aujourd’hui c’est moi qui le dirige. Je vais travailler avec un comité exécutif composé d’une douzaine de personnes. Nous avons des talents, des compétences très fortes, je pense au vétérinaire en chef qui est de renommée internationale, je pense à l’éthologue qui a vocation à développer des programmes pédagogiques, je pense aussi aux informaticiens, techniciens.

FBL : Quelle place réservez-vous à Michel Louis ?

AY : Michel Louis restera pour toujours le fondateur de ce zoo, il est indissociable de l’histoire du parc, il lui a apporté énormément. A l’intérieur de cette équipe de direction, Michel va occuper le poste de directeur d’exploitation, il a énormément de connaissances sur les animaux et il nous accompagnera dans le développement du zoo dans ces prochains mois.

FBL : Souhaitez-vous retravailler avec l’EAZA, l’association européenne des zoos et aquariums, qui avait exclu le zoo en 2018 ?

AY : Les difficultés financières de ces dernières années ont empêché le zoo de participer à  des programmes de conservation. Notre priorité est de reprendre notre contribution à des programmes internationaux et les connaissances de Michel en la matière sont très précieuses. Nous allons reprendre contact avec l’EAZA, rediscuter des conditions d’un rapprochement.

FBL : Dans quel état sont des équipements, comme le bassin des otaries qui présente des fuites ?

AY : Sur 14 hectares il y a forcément des tas de choses à revoir. Le bassin des otaries a ses problèmes tout comme d’autres structures ont les leurs, comme certaines en bois qui s’usent avec le temps.

FBL : Les écoulements d’eaux usées dans la forêt d’Hagondange seront-ils traités ?

AY : Je n’ai pas l’intention de revenir sur les polémiques du passé, mon sujet est de bâtir l’avenir. Et je vais bâtir cet avenir comme je l’ai toujours fait, dans le respect des lois et des réglementations de quelques natures qu’elles soient. Je peux vous garantir que tous les projets d’avenir seront réalisés avec ce genre d’éthique et de valeurs parce que ce sont les miennes. 

FBL : Le spectacle de dressage de tigres Tiger world reprendra-t-il sous la forme que l’on connait ?

AY : La salle de spectacle avec ses quasiment 2.000 places a un potentiel assez important pour héberger d’autres spectacles pour avoir une programmation beaucoup plus large et ouverte sur le monde extérieur. La jauge de cette salle n’est pas très répandue dans la région donc il y a un créneau à prendre. Cette salle peut avoir une vie indépendante, par exemple accueillir du théâtre, un magicien indépendamment de la visite du zoo. Il faudra que cette salle porte un autre nom.

FBL : Où en sont les procédures aux prud’hommes ?

AY : Il y a je crois encore 10 dossiers aux prud’hommes (NDLR, 120 dossiers au départ pour 150 salariés, la plupart pour des créances participatives), donc les autres ont été réglés, certains étaient de faux cas, d’autres de vrais cas. La justice tranchera pour les 10 derniers, la décision sera forcément la bonne et on se conformera à ces décisions, il n’y a aucun débat là-dessus.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess