Éducation

Le lycée François Arago de Perpignan fête ses 80 ans

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon vendredi 23 septembre 2016 à 18:40

Le lycée Arago de Peprignan
Le lycée Arago de Peprignan © Maxppp -

Le lycée François Arago célèbre son 80e anniversaire. Les cérémonies débutées ce vendredi, elles se poursuivent avec le grand public samedi.

C'est une véritable institution à Perpignan et dans tout le département des Pyrénées-Orientales. À sa création, il y a 80 ans donc, c'était le seul établissement du Roussillon qui enseignait le secondaire. Les élèves venaient même parfois d'Andorre pour étudier.

C'est donc en 1936 que la première pierre a été scellée le long de la Basse à Perpignan. Auparavant, l'établissement jouxtait le palais de justice dalle Arago. C'était un collège-lycée de garçons avant qu'il ne devienne mixte en 1968.

Jean-Marie Rosenstein

Le lycée Arago - Radio France
Le lycée Arago © Radio France - Anne-Natacha Bouillon

C'est un jésuite qui a crée le premier collège à Perpignan au XVIIe siècle. Il a été détruit par un incendie pendant la Révolution. Puis l'établissement a été reconstruit sur l'actuel dalle Arago. Il accueillait des garçons venus de tout le département et même d'Andorre.

Puis en 1936, l'établissement étant devenu trop vétuste, on décide de le raser et de le déplacer à son emplacement actuel. Sauf qu'il a mis 20 ans à ouvrir ! Jean-Marie Rosenstein retrace l'histoire du lycée Arago, dans son livre Du vieux bahut au nouveau lycée.

" L'architecte est mort pendant la seconde guerre mondiale. Il a fallu en nommer un nouveau et trouver des fonds : les coûts étaient plus élevés."

L'établissement en briques rouges, c'était original pour l'époque. Et c'est toujours le même. Il subit régulièrement des liftings. La région a voté une enveloppe de 20 millions d'euros pour travaux.

Le reportage d'Anne-Natacha Bouillon

De grands noms sont passés par là, comme l'humoriste catalan Serge Llado. Il habitait juste en face. Il a été scolarisé à Arago entre 1962 et 1970 (il a redoublé sa première). Et toute la classe s'adonnait à la "déconnade" comme il dit. Serge Llado se souvient très bien de cette époque :

"Il y a eu le surveillant général qu'on appelait "la fouine". Après mai 68, sur tous les murs du lycée il y avait d'écrit UFMS. Et les pions étaient persuadés que c'était un mouvement extrémiste. En réalité c'était un jeu de mots en latin : utinam fouinex mortum sit... Que la fouine meure."

L'humoriste Serge Llado ancien élève du lycée Arago

Une classe du lycée Arago - Radio France
Une classe du lycée Arago © Radio France - Anne-Natacha Bouillon

Une plaque commémorative de l'ancien collège sera dévoilée ce samedi à midi, suivie d'un repas puis d'une conférence sur François Arago, célèbre physicien et homme politique catalan. Un concert à 17h avant le discours de clôture.