Éducation

A Belfort et Delle, les éducateurs se rendent au pied des immeubles

Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard jeudi 5 octobre 2017 à 6:00

Les permanences au pied des immeubles seront ouvertes 3 demi-journées par semaine
Les permanences au pied des immeubles seront ouvertes 3 demi-journées par semaine © Radio France - Wassilla Guittoune

Le département du Territoire de Belfort met en place deux permanences au quartier des Glacis à Belfort, et au quartier de la Voinaie à Delle où les jeunes âgés de 14 à 25 ans pourront rencontrer les éducateurs de prévention spécialisée.

Deux permanences ont été ouvertes au quartier des Glacis à Belfort et au quartier de la Voinaie Delle pour permettre aux jeunes en difficulté, âgés de 14 à 25 ans, de trouver des réponses à leurs problématiques. Ils seront accueillis par les éducateurs de prévention spécialisée, trois demi-journées par semaine.

Les éducateurs en aide aux jeunes en rupture sociale ou déscolarisés

Les éducateurs de prévention spécialisés agissent au titre de la protection de l'enfance, et sont employés par le Conseil départemental du Territoire de Belfort. Ils sont 14 en tout, et travaillent dans ce qu'on appelle les Points Accueil Solidarité : il y en cinq, à Offemont, Belfort et Delle. Chaque éducateur suit, en moyenne, une centaine de jeunes dans l'année : "ça va de l'adolescent déscolarisé à la jeune fille qui se retrouve à la rue, ou encore le jeune adulte qui ne trouve pas de travail, qui a une dépendance à l'alcool, ou aux drogues" explique Bahya Madad, éducatrice depuis 16 ans au Point Accueil Solidarité des quatre as à Belfort.

Sa collègue, Karine Lyonnet, éducatrice depuis 18 ans, souligne que le travail peut se faire "avec un psychologue, une assistante sociale, une puéricultrice, un travailleur social logement, un travailleur social insertion (...) pour permettre d'accompagner le jeune".

Au plus près du terrain

"On ne va pas changer la face du monde" nuance Bahya Madad, "mais ce sera un vrai plus". L'éducatrice explique qu'en ouvrant ces permanences, "les éducateurs seront au plus près du terrain. On aura plus de facilité à avoir un contact, un lien de confiance avec le jeune dans son quartier, avec sa famille puisqu'on est à proximité de chez lui, que de le faire déplacer dans nos Points Accueil Solidarité, qu'ils associent à quelque chose de négatif : cela reste un service social et c'est délicat pour eux".