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Éducation

A Champigneulles, les fusillés de la Malpierre ont enfin des noms

samedi 29 septembre 2018 à 18:27 Par Cédric Lieto, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Leurs noms sont enfin gravés, ceux des 63 résistants exécutés par les occupants allemands dans la clairière de la Malpierre, à Champigneulles, en Meurthe-et-Moselle entre 1941 et 1944. Des stèles ont été inaugurées ce samedi.

Les noms de ces 63 résistants sont maintenant gravés
Les noms de ces 63 résistants sont maintenant gravés © Radio France - Cédric Lieto

Champigneulles, France

Ils étaient connus de certains mais sont maintenant gravés à la vue de tous. Ce sont les noms de 63 personnes fusillées par les occupants allemands entre 1941 et 1944 dans la clairière de la Malpierre à Champigneulles, près de Nancy. Deux stèles ont été inaugurées ce samedi 73 ans après la fin de la guerre, portant les noms de ces résistants, souvent communistes , assassinés après avoir été jugés par un tribunal militaire allemand de Nancy pendant l'Occupation.

Les trois colonnes de granit trônent au bord de la clairière baignée de soleil. Qu'ils s'appellent Orlando, Fernand ou Boleslaw, les noms de ces résistants sont enfin gravés. Tardivement car les mémoires ont parfois été concurrentes, regrette Claude Favre qui a recherché les noms de ces fusillés de la Malpierre : 

Ca n'a jamais été dit publiquement mais c'était ce qui était sous-entendu. "Est ce que tu étais vraiment un résistant ? Occupe toi des tes déportés, je m'occupe de mes résistants. Il y avait toutes ces histoires là."

Le combat d'une vie

Les compagnons d'armes de ces fusillés ont porté ce combat, jusqu'au dernier, Alfredo Rosselini, qui est allé jusqu'à rencontrer l'ex-secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants , le Mosellan Jean Marc Todeschini. Un engagement sans faille, à 94 ans

Ce qui nous a fait tenir, c'est qu'on leur doit quelque chose. On était avec eux dans le combat, la vie de tous les jours, on ne peut pas les abandonner."

Alfredo Rosselini ému, tout comme le maire d'Auboué Fabrice Brogi. Le prénom de son oncle Libero figure sur une stèle, tout comme dix autres habitants de la commune : 

Une clairière, champêtre. C'est bucolique, avec un rayon de soleil puis on se dit que c'est la dernière vision qu'ont pu avoir des gens. Ca me paraît antinomique avec ce qui a pu s'y dérouler."

Un parcours pédagogique doit maintenant voir le jour pour raconter l'histoire de ces fusillés trop longtemps oubliés.