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Éducation

A Dijon, les enseignants ont manifesté contre le projet de loi Blanquer

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Par , France Bleu Bourgogne

Une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le rectorat à Dijon ce jeudi 4 avril. Ils répondaient à un appel intersyndical pour une journée nationale d’action contre le projet de loi « pour l’école de la confiance ».

Sept organisations syndicales avaient appelé à manifester devant le rectorat
Sept organisations syndicales avaient appelé à manifester devant le rectorat © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Selon l’évaluation du rectorat,  9, 42% des enseignants étaient en grève dans les écoles de l'académie de Dijon ce jeudi, et 2% dans le second degré. Les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FNEC-PP-FO, CGT Éduc’action et Sud Éducation dénonçaient le projet de loi « pour l'école de confiance ». A Dijon, une manifestation a rassemblé une centaine de participants en milieu de journée, devant le rectorat.

Une expérimentation écoles-collèges qui fait débat

Les syndicats s'interrogent notamment sur le projet d'établissements publics d'enseignement des savoirs fondamentaux. Ils associeraient des classes d'écoles et de collèges. Anne Herbin enseigne l'Histoire-géographie au collège Monge à Beaune. Elle est syndiquée FO et rejette  cette perspective : « les collectivités locales vont décider s’il y aura rapprochement ou pas avec ces établissements particuliers. Et puis les professeurs des écoles pourront intervenir dans les collèges, et ceux des collèges intervenir dans le premier degré, alors qu’on passe des concours bien spécifiques. Ils seraient petit à petit supprimés pour un seul concours de professeurs ».

Fabian Clément, co-secrétaire de la FSU Côte-d’Or, estime que cette idée de regrouper des écoles avec des collèges sous l’autorité d’un chef d’établissement, est «complètement contraire à la culture professionnelle des professeurs des écoles du premier degré, ce qu’ils ne peuvent accepter de manière aussi brutale et aussi rapide, sans aucun dialogue social, sans concertation ».

Le ministre de l'Éducation a déploré "les bobards" qui selon lui circulent à propos de sa loi - Radio France
Le ministre de l'Éducation a déploré "les bobards" qui selon lui circulent à propos de sa loi © Radio France - Jacky Page

Un texte mal interprété, selon le ministre

Pour le ministre de l'Education, le texte de réforme a été mal interprété. Jean-Michel Blanquer, a adressé une lettre aux directeurs d'école pour les rassurer. Rassurer, c'est ce que veut faire également Isabelle Chazal, secrétaire générale académique : « beaucoup de syndicats prétendent que ça diminue le rôle des directeurs d’écoles, il n’en est rien, il s’agit au contraire de renforcer les directeurs d’écoles, puisque la priorité du ministre, c’est le premier degré. Les établissements publics des savoirs fondamentaux, c’est un projet qui repose sur l’accord de tous les acteurs, le conseil d’école, les maires. Ce n’est en aucun cas une obligation, c’est une expérimentation. Il s’agit d’adapter l’école à la spécificité de chaque territoire, et notamment les plus ruraux ».

L'école obligatoire dès 3 ans, mais avec quels financements ?

Le projet de loi prévoit également l’abaissement de l’instruction obligatoire à l’âge de trois ans. Une fausse bonne idée quand on regarde son financement de plus près, selon Jean-Luc Guillemote, co-secrétaire départemental du SNUipp-FSU : « les financements donnés par les communes aux écoles vont être aussi attribués aux écoles maternelles du privé. Il y a fort à parier que les budgets des communes, qui ne sont pas extensibles, devront répartir différemment les sommes qui étaient habituellement allouées aux maternelles du public, pour pouvoir abonder les budgets du privé ». Il rappelle par ailleurs que l'on estime déjà à 97% le taux d'enfants de trois ans scolarisés.

Voté par l'Assemblée nationale, le projet de loi doit encore passer début mai devant les sénateurs. Les syndicats aimeraient le voir retoqué, voire abrogé.