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Éducation

A Landerneau, on défilera ce samedi pour demander un second collège

jeudi 11 janvier 2018 à 19:23 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel

Non au projet de carte scolaire, mais Oui au projet de nouveau collège : c'est le message, en 2 temps, du collectif des parents d'élèves du pays de Landerneau. Le collège Mescoat est saturé, c'est un fait. La manif de samedi sera un nouvel épisode du bras de fer avec le département

Parents, élus et membres du collectif pour un 2e collège
Parents, élus et membres du collectif pour un 2e collège © Radio France - Benjamin Bourgine

Landerneau, France

A Landerneau, on prépare les slogans et les banderoles. Ce samedi, le collectif pour un second collège public organise une marche symbolique, entre le centre culturel du Family et la mairie de Landerneau. Au programme, la remise symbolique d'un permis de construire au maire de Landerneau. 

Nouvelle sectorisation en projet

Ces parents, habitants, ou élus locaux demandent toujours au département de se prononcer pour la construction d'un 2e collège, car l'actuel établissement public, celui de Mescoat, est saturé et, plus urgemment encore, ils souhaitent aussi que le département reviennent sur son projet de carte scolaire, car la prochaine sectorisation 2018-2019, présentée à l'automne dernier, obligerait des enfants de bourgs très proches de Landerneau à rejoindre les collèges de Landivisiau ou Lesneven. Un non-sens pour ces familles.

Une vie plus compliquée

Concrètement, certains élèves de petites communes comme La Roche-Maurice, pourraient se retrouver à Landivisiau "je n'ai rien contre Landivisiau, mais ce n'est pas notre bassin de vie, ça va multiplier les déplacements, et on n'est pas du tout porté vers Landivisau, au quotidien explique cette mère d'élève, Aurélie. "_De toutes façons, on n'ira pas à Landivisau_". Sous entendu : elle est prête à mettre son enfant dans le privé, même si ce n'était pas son intention au départ.

Le privé en profite ?

Est-ce que l'enseignement catholique profite de la situation ? Si on prend un peu de recul, on peut dire que oui, en prenant l'exemple de La Forest Landerneau. Depuis 10 ans, cette commune, pourtant limitrophe de Landerneau fait partie de la zone du collège du Relecq-Kerhuon. Mais en 2014, par exemple, sur 14 élèves de CM2, 4 seulement sont allés au Relecq. Selon le maire Yvon Bescond "les autres vont dans le privé, très certainement. Si un nouveau collège public ouvrait à Landerneau, je demanderais à revoir la carte scolaire pour ma commune".

Des solutions alternatives ?

Le collège Mescoat était dimensionné soit-disant pour 750 élèves. Ils sont environ 880 Aujourd'hui. En théorie il y aurait le nombre de classes requises, mais ce qui pose problème ce sont aussi les "communs" : couloirs, escaliers, cantine voire abribus... ça déborde d'élèves ! Et les conditions de sécurité seront-elles toujours optimales en cas de problème ? Les parents demandent donc au département d'imaginer des solutions temporaires pour que tous les CM2 qui pensaient aller à Mescoat puissent bien y être accueillis en septembre. Ces solutions temporaires pourraient être : le palais des congrès, des bâtiments types Algeco ou bien un partenariat avec un établissement privé. Tout cela reste à explorer, mais ces réponses sont-elles viables ? Pour le palais des congrès, le département a déjà fait savoir qu'il n'était pas très chaud.