Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

En raison d'une grève dans la restauration scolaire à Montpellier, les parents vont gérer la cantine

-
Par , France Bleu Hérault

Pendant une semaine, le service de restauration de l'école Louis-Figuier n'a pas pu ouvrir à cause d'un mouvement de grève. Ce lundi 30 novembre 2020, la mairie de Montpellier propose une solution provisoire : laisser les parents d'élèves disposer de la cantine pour faire manger les petits.

Une quinzaine de parents d'élèves ont organisé un pique-nique, avec leurs enfants, sur le parvis de la mairie de Montpellier.
Une quinzaine de parents d'élèves ont organisé un pique-nique, avec leurs enfants, sur le parvis de la mairie de Montpellier. © Radio France - Clara GUICHON

Une quinzaine de parents d'élèves de l'école Louis-Figuier ont organisé un pique-nique devant la mairie de Montpellier ce lundi 30 novembre 2020. La semaine passée, la cantine n'a pas pu ouvrir, à cause d'un mouvement de grève des agents. Les parents d'élèves, prévenus du jour au lendemain, doivent s'organiser pour récupérer leurs enfants sur le temps du midi et les faire manger à la maison.

"Pour amortir l'aller-retour pour m'occuper de mon fils le midi, je dois me remettre à travailler, le soir, après 20h." - Antoine, papa d'un petit garçon de trois ans

La situation est compliquée pour Antoine, papa d'un petit Théodore, âgé de trois ans. "Je suis obligé de m'arrêter entre 11h30 et 14h30, le temps de faire l'aller-retour, explique le jeune homme, cadre dans une entreprise de médicaments. D'abord, ça me met dans l'illégalité au niveau de mon travail, car je suis tenu d'être dans les locaux jusqu'à 12h et de revenir à 14h maximum. Et puis, ça demande de rattraper le temps de travail ensuite."

"Comme ça se décide du jour au lendemain, je ne peux pas prendre une nourrice ou demander à mes parents de descendre de Paris", Antoine, papa d'un petit Théotime.

Les parents d'élèves ne dénoncent pas le mouvement de grève mais le fait que la mairie ne fait rien depuis le début de l'année. "Ça serait bien qu'il y ait au moins un service minimum, acquiesce Loriane, maman d'une petite fille de trois ans. Heureusement que, pour l'instant, j'ai encore des jours de chômage partiel. Mais quand je reprendrai à temps complet, je ne sais pas comment on va s'organiser."

"Ça ne peut pas être une solution satisfaisante à long terme. On ne veut pas qu'un système hybride public-privé viennent suppléer le service public." - Caroline, représentante des parents d'élèves

À l'issue de leur action, la mairie leur a proposé une solution : mettre en place un dispositif qui permet de laisser les locaux de la cantine ouverte. Les cuisines seraient toujours hors service, seule la salle de restauration serait ouverte. Les enfants pourraient y manger, à l'intérieur, les pique-niques préparés par les parents. Au minimum, il devrait y avoir un parent pour 14 enfants. 

"Ça ne peut pas être une solution à long terme, tempère Caroline, représente des parents d'élèves. Mais je pense que c'est mieux que de laisser les parents livrés à eux-mêmes." Les parents vont tenter de s'organiser. "Quatorze enfants pour un adulte, ça me paraît beaucoup, rit la maman d'un petit garçon. On n'est pas formé pour ça. Je pense qu'on va faire appel aux bonnes volontés pour qu'on soit plus nombreux."

"Ça permet de soulager les parents qui ne peuvent pas se libérer sur le temps du midi" - Alice Girardot, collaboratrice à la mairie, en charge des questions d'éducation.

Selon la mairie, ce dispositif devrait rester en place au moins jusqu'aux vacances de Noël, le temps que le mouvement de grève se termine. Alors que le problème existe depuis plusieurs années. "Ce n'est qu'une solution temporaire, explique Fanny Dombre-Coste, première adjointe à la mairie de Montpellier, en charge des questions d'éducation. C'est ce que l'on propose en attendant de pouvoir discuter avec les organisations syndicales qui sont en grève."

Les parents d'élèves doivent s'organiser en association pour mettre en place ce dispositif.

"C'est déjà mieux que de laisser les parents livrer à eux-mêmes" - Caroline, représentante des parents d'élèves.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess