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Éducation

VIDÉOS - À Montpellier, les enseignants n'ont pas confiance en leur ministre

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Par , France Bleu Hérault

300 à 400 enseignants du premier et second degré ont manifesté ce jeudi après-midi à Montpellier contre le projet de loi de l'école de la confiance du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et contre les conditions actuelles d'enseignement..

Manifestation des enseignants à Montpellier contre la réforme Blanquer
Manifestation des enseignants à Montpellier contre la réforme Blanquer © Radio France - Pascale Viktory

Montpellier, France

C'est aux cris de "ni amendable, ni négociable, retrait de la loi Blanquer", que 300 à 400 enseignants de la maternelle au lycée ont défilé ce jeudi après-midi à Montpellier, jour de mobilisation appelé par sept syndicats de l'Éducation nationale. Ils ont fait un tour de ville, du Peyrou à la Comédie en passant par la gare, pour ensuite serassembler devant le rectorat.

Dans le cortège, Flora, professeure des écoles à Saint-Bauzille-de-Montmel, un village au nord de Montpellier, elle dénonce les conditions d'enseignement qui se dégradent. Son école compte quatre classes, avec une moyenne de 29 élèves par classe. "On a des enfants qui ne supportent plus le bruit lié au nombre  important d'élèves et qui le manifestent par de la violence. Comment apprendre à lire à des élèves dans une classe à double niveau de CP-CE1 de 28 élèves ?", s'interroge-t-elle. Et elle ajoute : "Nous, les dédoublements de classe, on n'y a pas droit  alors qu'on a aussi des enfants en grande difficulté." 

Flora s'inquiète : "Les parents sont de plus en plus méfiants et en cas de problème, on n'est pas soutenu par notre hiérarchie. Quand vous avez un ministre qui vous traite de menteurs, qui dit que vous racontez des bobards, comment voulez-vous qu'on travaille dans de bonnes conditions ?"

" notre ministre nous traite de menteurs" Flora, prof des écoles

Charlotte et Laura exercent depuis deux ans. Ellesont noué des gilets jaunes sur leurs sacs à dos. Elles sont en poste cette année dans une école de Béziers, une école en réseau d’éducation prioritaire. "On est censé avoir plus de moyens. Au quotidien, on le ne sent pas, on a des classes surchargées." À la rentrée, elles ne ne savent pas où elles seront nommées. "C'est difficile de s'investir sur des projets qui nous prennent du temps et qui nous coûten. On achète souvent nous-mêmes du matériel." Mais ce qu'elles dénoncent, c'est le manque de reconnaissance. "On s'investit auprès des enfants, mais on a le sentiment de ne pas être suivi par notre hiérarchie tout en dépendant de leurs décisions qu'on ne comprend souvent pas." 

Si elles sont dans la rue aujourd’hui, c'est pour défendre le métier qu'elles ont choisi, même si "on a parfois l'impression de ramer à contre courant". 

Charlotte et Laura, deux jeunes enseignantes