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Éducation

À Montpellier, les profs menacent de bloquer le bac

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Les professeurs ont prévu de ne pas surveiller les épreuves du baccalauréat ce lundi 17 juin. Une action choc, mais pour eux, c'est le dernier recours pour se faire entendre. Le rectorat précise qu'une veille est activée pour assurer le bon déroulement des épreuves.

Les épreuves du 17 juin pourraient être différées
Les épreuves du 17 juin pourraient être différées © Radio France - ILLUSTRATION

Hérault, France

La première épreuve du baccalauréat aura-t-elle lieu ? En tout cas, il y a de quoi ajouter une dose de stress supplémentaire aux élèves de terminale qui préparent leur examen. Les professeurs prévoient de faire grève le 17 juin, jour de la première épreuve. L'intersyndicale s'est réunie mardi dernier pour expliquer les raisons de cette décision. Ils se disent "à bout" et dénoncent un système éducatif inégalitaire. Les enseignants demandent le retrait de la réforme Blanquer. Pour eux, le ministre de l'éducation est l'unique responsable si le baccalauréat ne peut pas se tenir.

Faire grève est un "déchirement"

Impossible pour l'instant de prévoir le nombre de grévistes le 17 juin prochain, mais l'intersyndicale prévoit entre 20 et 50% de participation au mouvement dans les établissements suivants : les lycées Mermoz, Clémenceau, Jules Guesdes, Pierre Mendès France à Montpellier, Paul Valéry à Sète, Champollion à Lattes et Louis Feuillade à Lunel. Cela serait déjà "une grande réussite" selon Stéphane Audebeau, secrétaire départemental SNES FSU.

Pour ce professeur de SES, faire grève est un "déchirement", mais c'est la seule solution restante pour se faire entendre : "On a, encore cette année, fait grève, des manifestations, il y a même eu une manifestation nationale à Paris... Le ministre est absolument sourd à toutes nos revendications", déplore-t-il. "Plutôt que de chercher à nous écouter, il est là dans l'intimidation, à mettre la pression sur les fonctionnaires que nous sommes." Car pour Stéphane Audebeau, la grève ne se fait pas de gaieté de coeur : c'est "un déchirement". "C'est un moment très difficile", confie-t-il. "Très difficile pour nous enseignants, très difficile aussi, sans doute, pour les élèves. Mais que fait le ministre ? Que fait le ministre pour éviter cette situation de stress ? Rien."

Les élèves ne seront pas impactés

Ce stress ambiant, les professeurs le connaissent bien. Véronique Négret est professeur de sciences économiques et sociales au lycée Champollion de Lattes et déléguée SNES FSU. Elle se veut rassurante envers les élèves : "Ils travaillent dans l'optique de passer les épreuves. Effectivement, peut-être, ces épreuves n'auront pas lieu, mais _ce n'est pas à eux de porter le problème_. Ils ne seront jamais impactés. Je ne vois pas en quoi ça pourrait impacter les choix. Les orientations pour Parcoursup, pour la plupart, elles sont déjà faites.  L'orientation dans le supérieur, finalement, elle est peu décidée par les résultats du bac."

L'orientation dans le supérieur est peu décidée par les résultats du bac

Le rectorat de Montpellier précise qu'une "veille est  activée et sera maintenue tout au long des épreuves. Tout est mis en œuvre pour que les examens se déroulent normalement et sereinement dans tous les centres".

Pour Stéphane Audebeau, secrétaire départemental du SNES FSU, faire grève est la dernière solution

Pour Véronique Négret, professeur de SES et déléguée SNES FSU, les élèves n'auront pas à payer le prix de la grève.