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Éducation

A Orléans, les étudiants ne veulent pas voir disparaître Le Bouillon, le centre culturel du campus

vendredi 24 novembre 2017 à 17:01 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Depuis quelques jours, l'émoi est de plus en plus important sur le campus d'Orléans. Le Bouillon, le centre culturel de l'université pourrait réduire son offre en spectacles, en concerts ou en animations. Trois des sept salariés doivent retourner au Crous, leur lieu d'affectation d'origine.

Le Bouillon est ouvert depuis le 29 septembre 2011
Le Bouillon est ouvert depuis le 29 septembre 2011 © Radio France - Eric Normand

Orléans, France

Le Bouillon, c'est le centre culturel de l'université et il pourrait réduire son offre en spectacles, en concerts ou en animations. Le CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires) Orléans-Tours a décidé de récupérer ses postes. "Cela marque la fin de la mutualisation des moyens," se lamente un salarié du Bouillon qui souhaite rester anonyme, "nous sommes victimes de la mauvaise gestion des présidents précédents de l'université." Alors tout le monde se mobilise : les étudiants, l'Unef, les professeurs, des syndicats. Des messages de soutien ont été écrits sur Facebook, une pétition est même envisagée.

Le Bouillon est ouvert depuis septembre 2011

C'est devenu au fil des ans un lieu incontournable du campus selon Alexis Boche, du syndicat FSU et responsable du service de la vie associative et de la citoyenneté : "Si vous venez le soir au Bouillon, c'est le phare du Campus, c'est le seul endroit où vous trouvez de la lumière avec la bibliothèque," et d'ajouter que "c'est le seul lieu qui résiste pour essayer d'animer ce campus et il est évident que s'il devait fonctionner avec moins de personnels, il n'aurait pas les moyens d'avoir les mêmes ambitions qu'actuellement."

La culture est aussi un éléments de la réussite, du développement de l'esprit critique et de l'épanouissement des étudiants, il est inconcevable que le CROUS et l'Université d'Orléans sabordent le Bouillon" - Alexis Boche, de la FSU

Sur le petit programme qui présente la saison culturelle du Bouillon, le logo du CROUS est pourtant en bonne place. Le CROUS s'occupe des bourses, de l'action sociale, du logement, de la restauration mais aussi de la culture, cela fait partie de ses missions. Mais le CROUS veut revoir la convention qui le lie à l'Université pour récupérer des moyens humains. Il veut réaffecter trois de ses salariés qu'il met depuis toujours à disposition du centre culturel. "Les étudiants y voient un mauvais coup," selon Jonathan Bruneau, le président de l'Unef, "et avec les difficultés budgétaires de l'Université, on peut avoir peur qu'elle ait du mal à maintenir l'activité actuelle du Bouillon." Tous les étudiants s'accordent pour saluer la qualité de la programmation et les petits prix explique le représentant du syndicat étudiant, "il y a des projections de films, des pièces de théâtres, de la musique à des tarifs tout à fait abordables pour les étudiants."

Fin de la mutualisation

Le CROUS a décidé de récupérer des moyens. Une personne était chargée de la programmation des musiques actuelles, une autre de la programmation de la danse et la troisième de la billeterie et de la communication. Même le président de l'Université, Ary Bruand déplore la décision du CROUS: "Cela n'a pas de sens alors qu'on devrait dans le contexte actuel avoir des relations encore plus étroites." Mais il assure "qu'il ne laissera pas tomber la culture pour les étudiants." Des pistes sont envisagées. Les discussions vont se poursuivre.