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A Quimper, une boîte aux lettres à l'école contre les violences faites aux enfants

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Par , France Bleu Breizh Izel

Deux boîtes aux lettres vont être installées dans les écoles Diwan de Penhars et Kerfeunteun, à Quimper, par l'association "Papillons". L'objectif, permettre aux enfants de dénoncer les violences dont ils seraient victimes en toute discrétion, et libérer la parole sur le sujet.

L'association est intervenue à l'école Diwan de Quimper pour sensibiliser les enfants aux violences.
L'association est intervenue à l'école Diwan de Quimper pour sensibiliser les enfants aux violences. © Radio France - Ninnog Louis

"Personne n'a le droit de toucher votre corps sans votre consentement" :  les élèves de CP et CE1 de l'école Diwan de Penhars, à Quimper, ont reçu lundi 21 septembre la visite de l'association "Papillons", qui oeuvre à la protection de l'enfance. Mickael Lamouche et Carole Lamour sensibilisent les élèves aux violences psychologiques, physiques et sexuelles dont ils pourraient être victimes. Les enfants sont attentifs, les questions précises. "Qu'est-ce qui arrive à un adulte qui tape un enfant, est-ce qu'il va en prison ?"  

L'association n'est pas venue les mains vides. Une boîte aux lettres spéciale va être installée dans l'école, pour permettre aux élèves d'alerter sur des violences dont ils seraient victimes. Il en existe une vingtaine en France, mais aucune en Bretagne. "C'est un nouveau dispositif, qui permet aux enfants de libérer la parole", souligne Mickael Lamouche, référent départemental de l'association pour le Finistère et policier de métier. "165 000 enfants sont victimes de viols ou de violences sexuelles chaque année en France, soit deux par classe en moyenne", rappelle-t-il.  

Des boîtes installées dans les gymnases

La boîte aux lettres sera située dans un endroit calme de l'école, à l'abri des regards. Le courrier sera relevé tous les jours, et lu par les membres de l'association. "Le témoignage de l'enfant suit exactement le même chemin que s'il appelait le 119", le numéro d'urgence d'assistance aux enfants maltraités. "Dès qu'on repère une situation potentiellement problématique, on transmet la lettre aux services de protection de l'enfance du département".  A eux, ensuite d'ouvrir une enquête judiciaire ou sociale. 

"C'est une très bonne initiative", se réjouit Sandrine, Atsem dans la classe. "Je crois que les enfants ont plutôt bien compris le concept. Certains avaient l'air très intéressés, j'espère tout de même qu'aucun n'a rien vécu de grave". Le projet a immédiatement séduit l'école. "Nous ne disposons pas de psychologue scolaire", rappelle Keven Le Fur, directeur des trois écoles Diwan de Quimper. "Cette boîte peut permettre aux enfants d'exprimer un problème qu'ils auraient chez eux, ou à l'école". 

Evidemment, nous espérons n'avoir aucun témoignage trop grave. Mais si la boîte ne servait qu'à une seule personne, elle aurait déjà son utilité.

Une boîte aux lettres similaire sera installée d'ici deux semaines à l'école Diwan de Kerfeunteun. Onze autres feront leur apparition dans douze salles de sport et gymnases de Quimper, afin de toucher près de 12 000 enfants. 

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