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A Roubaix, les enseignants de la cité scolaire Baudelaire réclament l'application du protocole sanitaire

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Par , France Bleu Nord

Les enseignants de la cité scolaire Baudelaire à Roubaix étaient en grève ce mardi, pour réclamer l'application du protocole sanitaire mis en place par l'Education Nationale. Selon les syndicats, il y a un décalage entre les consignes du Ministère et ce qui est applicable sur le terrain.

Selon les syndicats, le protocole est impossible à respecter sans moyens supplémentaires
Selon les syndicats, le protocole est impossible à respecter sans moyens supplémentaires © Radio France - Sophie Morlans

La colère monte dans les établissements scolaires du Nord Pas-de-Calais. Alors que le protocole sanitaire est censé être renforcé depuis cette rentrée, rien n'a changé disent les syndicats, notamment dans les lycées. A la cité scolaire Baudelaire de Roubaix, les enseignants étaient en grève mardi, pour dénoncer des règles inapplicables, selon eux.

Des classes à 35 voire 38, des bâtiments où on ne peut pas forcément ouvrir les fenêtres...

Le mouvement a été suivi par plus de la moitié des enseignants du collège et 70 % d'entre eux au lycée selon Tiphaine Colin, déléguée du SNES-FSU. "Pendant les vacances on a entendu parler d'un protocole sanitaire renforcé, mais depuis cette rentrée tout est comme avant: des classes à 35 voire 38, une distanciation d'un mètre impossible. Avec la réforme du lycée, le brassage est total, puisqu'il n'y a plus de groupe classe. Et l'aération est compliquée dans des bâtiments où on ne peut pas forcément ouvrir les fenêtres", liste l'enseignante de sciences économiques et sociales.Même constat pour Nicolas Gevray, professeur d'éducation physique, également gréviste: "On avance vers l'hiver, il va falloir faire cours en intérieur. Mais deux salles ont été fermées, car inadaptées, les vestiaires aussi. Il y a une centaine d'élèves qui se retrouvent ensemble et se croisent." 

Ces enseignants réclament du personnel supplémentaire pour faire respecter les consignes et un dédoublement des classes notamment, avant que la situation sanitaire dégénère. 

On ne comprend pas de décalage alors que la ville de Roubaix est particulièrement touchée par le virus

Le professeur de sports s'inquiète des conséquences de cette promiscuité : "on ne comprend pas ce décalage, alors que nous accueillons des élèves de Roubaix, Leers et Wattrelos, qui étaient il y a une semaine parmi les dix villes les plus touchées par l'épidémie." 

A la sortie des deux établissements, les élèves approuvent l'action de leurs enseignants. "On est serrés dans les couloirs et à la cantine", raconte Lola, élève en 3ème. "Les gestes-barrière sont impossibles à respecter. J'ai peur de rentrer chez moi et transmettre le virus à ma mère", ajoute Rayan, également collégien.

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Le Conseil Régional des Hauts-de France dénonce cette situation dans les lycées et propose au Ministère de l'Education Nationale un travail commun. Quant aux enseignants du groupe Baudelaire, ils envisagent une nouvelle journée d'action si leurs demandes ne sont pas entendues. 

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