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A Saint-Sulpice-le-Guérétois, le primaire et la maternelle marchent à deux rythmes

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Par , France Bleu Creuse

Suite à l'arrêté du CDEN (Conseil départemental de l'Education Nationale) début juin, la maternelle de Saint-Sulpice-le-Guérétois revient à la semaine de 4 jours, mais pas le primaire, à la rentrée prochaine. Une situation qui n'arrange personne, et surtout pas les parents.

A Saint-Sulpice-le-Guérétois, l'école élémentaire reste à la semaine de 4 jours et demie, l'école primaire aux quatre jours l'année prochaine.
A Saint-Sulpice-le-Guérétois, l'école élémentaire reste à la semaine de 4 jours et demie, l'école primaire aux quatre jours l'année prochaine. © Radio France - Céline Autin

"Je trouve ça complètement incohérent." A l'extérieur de la salle polyvalente de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse), où se tient le spectacle de sa fille en maternelle, Séverine est catégorique. L'annonce du retour de la maternelle aux 4 jours, alors que le primaire reste au rythme de 4 jours et demie par semaine : la plupart des parents en sont mécontents.

Pourtant, une consultation, lancée en début d'année, reflète cette division : la plupart des parents du primaire souhaitent rester aux 4 jours et demie, tandis qu'une majorité de parents de maternelles choisissent les 4 jours. L'arrêté pris par le CDEN (Conseil départemental de l'Education Nationale) va donc dans leur sens. Le problème, c'est quand des parents ont des enfants dans les deux écoles.

Concrètement, pour Séverine, ça veut dire "une fille qui finit à 15h30, une autre à 16h30. Le mercredi matin, une fille à faire lever, l'autre pas, mais une solution de garde à trouver : ça va être très compliqué." Elle n'est pas la seule à regretter ce manque de cohérence : Bernard, grand-père à la retraite, accueille ses deux petits-enfants le mercredi. "Je ne travaille pas mais ça n'est pas pratique, ce nouveau système." Il déplore un choix "politique". 

On ne fait pas de suivisme ici. Claude Guerrier, le maire de Saint-Sulpice-le-Guérétois.

Le maire Claude Guerrier défend cette solution : "On ne peut pas satisfaire tout les impératifs individuels de chaque famille, souligne-t-il. Il faut que les familles s'adaptent au cadre collectif d'accueil, pas l'inverse." Tout en rappelant que ces rythmes scolaires ont été choisis par une majorité de parents dans chaque école. 

Toutes les écoles du département sont passées aux quatre jours, mais Claude Guerrier affirme rester dans le cadre fixé par l'Education nationale : "On ne fait pas de suivisme ici. La règle est celle des quatre jours et demi. Des évaluations dans notre école ont montré que c'est ce qui convient le mieux au rythme de l'enfant, avec des journées moins chargées." Il regrette et dénonce le "manque de courage du ministère" qui a décidé de lâcher du lest sur cette question. 

Enfin, le maire entend bien que ce système à deux rythmes perdure pendant les trois ans prévus par l'arrêté du CDEN : "C'est une question de stabilité pour les enfants, mais aussi de visibilité pour les parents. On ne peut pas passer d'une chose à l'autre toutes les années."

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