Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

A Valognes, l'association "Toi aussi" encourage les lycéens à voir plus haut et plus loin

-
Par , France Bleu Cotentin

Partant du constat que les jeunes d'origine rurale sont sous-représentés dans les grandes écoles, l'association "Toi aussi" part à la rencontre de ces lycéens. A l'occasion d'une rencontre aujourd'hui à Valognes, entretien avec son président Gaspard de Veyrac.

Les membres de l'association "Toi aussi" lors d'une de leurs interventions devant des lycéens.
Les membres de l'association "Toi aussi" lors d'une de leurs interventions devant des lycéens. © Radio France - Gaspard de Veyrac

Quel constat faites-vous lorsque vous regardez l'origine des élèves des classes préparatoires ou des grandes écoles?

Gaspard de Veyrac: Il est clair, on s'aperçoit qu'il est plus difficile d'accéder à ces établissements quand vous ne venez pas de grandes agglomérations, et cela pour plusieurs raisons. D'abord par manque d'information, car lorsque vous n'avez personne autour de vous qui a intégré ce type de formation, c'est dur de savoir comment ça fonctionne, quel est le rythme, la quantité de travail... Et puis il y a une sorte d'autocensure, une petite voix qui vous dit "ça n'est pas pour moi". 

Qu'est ce qui fait que l'on ne s'autorise pas à rêver?

GdV: Je pense que l'on est dans une société où l'on a l'impression que les situations sont figées, que si on ne naît pas dans une grande agglomération, là où l'on pense qu'il y a toutes les opportunités, et bien on suppose que ce n'est pas pour soi. Nous on essaie de porter un message positif, en disant qu'il y a de bons élèves à Paris, mais aussi à Cherbourg ou Valognes, et que l'important, c'est la motivation.

Lorsqu'on a 16 ou 17 ans, on écoute peut être moins son professeur qui conseille d'aller en classe préparatoire, qu'un jeune diplômé qui était à sa place voilà quelques années.

Est-ce que la question de l'argent représente un  problème? Ca coûte cher d'intégrer de grandes écoles parfois éloignées de chez soi! 

GdV: On a la chance de vivre dans un pays dans lequel il y a des classes préparatoires partout et donc à proximité de tous les territoires. La plupart sont publiques et vous avez des accompagnements, des systèmes de bourses et dans de nombreux cas, des internats qui permettent de limiter les coûts.

Les enseignants ont-ils un rôle à jouer pour susciter l'envie de poursuivre de hautes études?

GdV : Bien sûr et nos interventions sont complémentaires du travail de l'Education nationale. Je pense que les professeurs le font. Mais la différence c'est que lorsqu'on a 16 ou 17 ans, on écoute peut être moins son professeur qui conseille d'aller en classe préparatoire, qu'un jeune diplômé qui était à sa place voilà quelques années. Le dialogue est plus facile, c'est plus simple de s'identifier. Nos interventions sont complémentaires au travail des enseignants?

Comment va se dérouler la rencontre avec les lycéens de Valognes ce jeudi après-midi?

GdV: Nos intervenants vont présenter leur expérience. Ils viennent de milieux ruraux et sortent de grandes écoles. Ils vont témoigner auprès de ces élèves du lycée Cornat.