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Éducation

Académie de Dijon : Capital Filles renouvelle ses binômes "marraine-filleule" pour l'égalité des chances au féminin

mardi 7 mars 2017 à 18:26 Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne

Pour la deuxième année l'Académie de Dijon renouvelle l'opération "Capital Filles". Objectif : qu'une professionnelle devienne la "marraine" d'une lycéenne et l'accompagne pour l'aider dans ses choix et ses orientations après le bac. Un dispositif pour encourager l'égalité des chances au féminin.

De gauche à droite, la lycéenne Fatima et sa "marraine" Delphine, l'un des nouveaux binômes du dispositif Capital Filles dans l'Académie de Dijon
De gauche à droite, la lycéenne Fatima et sa "marraine" Delphine, l'un des nouveaux binômes du dispositif Capital Filles dans l'Académie de Dijon © Radio France - Stéphanie Perenon

Dijon, France

La journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes , c'est ce mercredi 8 mars. L'occasion de vous parler à nouveau d'un dispositif en place pour la deuxième année consécutive dans l'Académie de Dijon : son nom Capital Filles !

36 binômes en Côte-d'Or

Le dispositif s'adresse aux filles de Terminale dans des filières technologiques ou générales, élèves dans des établissements relevant de la politique de la Ville ou dans des zones rurales. Elles doivent être volontaires, tout comme les professionnelles qui s'engagent pour être leurs "marraines".

L'un des nouveaux binômes Capital Filles de cette année, Delphine et Fatima vont continuer à échanger par  sms et skype - Radio France
L'un des nouveaux binômes Capital Filles de cette année, Delphine et Fatima vont continuer à échanger par sms et skype © Radio France - Stéphanie Perenon

Ce mardi 7 mars, le Lycée Simone Weil à Dijon accueillait les nouveaux binômes autour d'un café. Pour certains de ces duos, c'était la première rencontre. C'est le cas de Delphine Schwartz et de Fatima el Abbouni. La première est chef de projet chez SEB à Is-sur-Tille et la seconde, élève en Terminale au Lycée Simone Weil à Dijon.

Jusqu'à présent elles n'avaient échangé que par sms, alors hier elles ont discuté à bâtons rompus. Pour Fatima, l'attente est grande, "dans mes pensées je me suis dit qu'elle pouvait m'aider à me motiver à faire ce que j'ai envie. Elle peut aussi m'aider à rédiger et à modifier mon cv".

Aider, conseiller et apprendre à ne rien s'interdire

Un rôle que Delphine prend elle aussi très à cœur, " venant d'un monde industriel où les femmes sont peu représentées, je voulais donner envie aux filles de s'engager, d'avoir de l'ambition et de ne pas avoir peur de se lancer dans des carrières scientifiques. Et puis d'avoir de l'ambition, quelles que soient leurs origines et le domaine dans lequel elles veulent s'engager".

Un message que Fatima a déjà fait sien, elle qui a la chance d'avoir des parents qui l'ont toujours poussé à faire ce qu'elle voulait et à croire en elle. "Ce n'est pas parce qu'on est une femme qu'il y a un blocage" affirme la jeune femme, "qu'on soit une femme ou un homme, tout est possible et ça mes parents me l'ont toujours dit."

La liberté de la femme c'est son salaire - Catherine Engasser, proviseure du lycée Simone Weil à Dijon

Catherine Engasser, proviseure du lycée Simone Weil à Dijon - Radio France
Catherine Engasser, proviseure du lycée Simone Weil à Dijon © Radio France - Stéphanie Perenon

Et si le Lycée est aussi impliqué dans le dispositif, c'est parce que pour la proviseure Catherine Engasser , l'égalité des chances au féminin reste un combat à mener.

Catherine Engasser la proviseure du Lycée Simone Weil à Dijon

"Nos élèves ont besoin de confiance, grâce à des gens qui viennent de l'extérieur, autres que la famille et les profs, pour les épauler. Des personnes qui s'intéressent à elles pour les accompagner, conseiller et les voir grandir dans leur vie de citoyennes mais aussi d'employées ou de futures entrepereneures. La liberté de la femme c'est son salaire et c'est aussi l'égalité des salaires dans la société."

Prochaine échéance importante pour ces binômes "Capital Filles", le 20 mars avec la date butoir pour les vœux de l'admission post-bac, le fameux portail APB.

Reportage