Éducation

Admissions post-bac : les élèves de terminale peuvent s'inscrire

Par Géraldine Houdayer, France Bleu vendredi 20 janvier 2017 à 15:49

Les étudiants ont jusqu'au 20 mars pour choisir leur future filière.
Les étudiants ont jusqu'au 20 mars pour choisir leur future filière. © Maxppp - Bruno Levesque

L'inscription sur la plateforme d'admission post-bac démarre ce vendredi. Les futurs bacheliers qui souhaitent poursuivre leurs études doivent formuler leurs vœux, 24 au maximum, avant le 20 mars prochain. Cette année, la période complémentaire, pour les postulants reçus nulle part, est rallongée.

Les trois lettres, APB, sont bien connues des futurs bacheliers et de leurs parents. L'inscription sur la plateforme d'admission post-bac démarre ce vendredi. C'est une étape incontournable pour tous ceux qui veulent entamer des études supérieures. Et cette année, la plateforme compte quelques changements.

Les candidats peuvent saisir 24 vœux pour leurs études

La plateforme APB est ouvert à tous les futurs bacheliers : bacs généraux, technologiques, et professionnels. Les futurs étudiants, mais aussi ceux qui veulent se réorienter, doivent s'y inscrire. Comme l'an dernier, les candidats peuvent saisir 24 vœux maximum pour leurs études après le bac. En revanche, les postulants peuvent inscrire jusqu'à douze vœux en classe prépa (CPGE), contre seulement six l'an dernier. Douze vœux sont aussi possibles pour les Manaa, les mises à niveau en arts appliqués. Le candidat issu d'un bac général (S, ES, L) doit impérativement inscrire une licence disponible dans son académie qui ne soit ni sélective (admission sur dossier) ni à capacité limitée. Sur l'écran APB, ce type de licence est signalé par une pastille verte. Il n'est bien évidemment pas obligatoire de la placer en premier vœu. Cette année, les bacheliers technologiques et professionnels sont "incités" à inscrire une candidature en IUT pour les premiers et en BTS pour les seconds, via des messages sur APB. Ces filières sont celles qui présentent le plus de chance de réussite pour ces bacheliers, et 2.000 places de BTS seront créées à chaque rentrée sur cinq ans, destinées aux bacheliers pro.

Un "vœu groupé" pour les filières en tension

Pour l'inscription en droit, psychologie, sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) et première année de médecine, quatre filières très demandées et dites "en tension", le postulant effectue un "vœu groupé" : il doit classer par ordre de préférence toutes les facultés de son académie, mais cela ne compte que pour un seul vœu. Mais cette année, le postulant pourra intercaler une autre orientation entre deux facultés de la même filière. Par exemple, un futur bachelier qui souhaite faire du droit dans l'académie de Lyon va devoir inscrire, par ordre de préférence, les quatre sites de l'académie qui proposent du droit: Lyon II, Lyon III à Lyon, Lyon III à Bourg-en-Bresse, et Saint-Etienne. Entre deux sites, il peut postuler à une licence d'économie par exemple. Exception à cet assouplissement, la première année de médecine en Île-de-France, où les futurs étudiants ne pourront toujours pas intercaler une autre filière entre les sept sites des facs de médecine de la région.

Des délais rallongés pour ceux qui ne sont choisis nulle part

La procédure complémentaire, à laquelle ont recours les postulants qui n'ont reçu aucune proposition d'admission au terme de la procédure classique, a été allongée par rapport à 2016. Elle s'étendra cette année jusqu'au 25 septembre. Cette procédure regroupe les formations ayant encore des places vacantes, qui peuvent ainsi être proposées aux candidats bredouilles, à ceux qui ont oublié de s'inscrire sur APB ou qui n'ont pas formulé de vœux avant le 20 mars. L'an dernier, 40.000 jeunes avaient ainsi trouvé une place, selon le ministère de l'Education.

Certaines formations ne sont pas sur la plateforme

En 2017, APB propose quelque 12.500 formations : écoles publiques et privées avec un diplôme reconnu par l'Etat, universités, prépas, BTS, IUT etc. Mais certaines n'y figurent pas : Sciences-Po, plusieurs écoles d'art, Paris-Dauphine, ou encore les Instituts de soins infirmiers.