Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Handicap à l'école : les AESH du Gard réclament de meilleures conditions de travail

-
Par , France Bleu Gard Lozère

"Nous sommes les invisibles de l'Éducation nationale". Les AESH du Gard, les accompagnants des élèves en situation de handicap (ex AVS) se sont rassemblés ce mercredi devant la préfecture à Nîmes pour demander un véritable statut et une revalorisation de leur salaire.

Les AESH étaient soutenues par plusieurs syndicats
Les AESH étaient soutenues par plusieurs syndicats © Radio France - Sylvie Duchesne

Gard, France

Pour la majorité des femmes présentes ce mercredi devant la préfecture à Nîmes, choisir d'accompagner des élèves en situation de handicap est un choix.  Il faut pour cette mission être correctement payé : 760 euros par mois aujourd'hui. Et avoir un véritable statut de la Fonction Publique, ce qui n'est pas le cas.

"Il n'y a pas de temps plein chez nous, on n'a que des temps imposés" explique Betty Theodor représentante du collectif des AESH du Gard. Elles déplorent également de ne pas être suffisamment formées alors qu'elles doivent s'occuper d'enfants qui sont parfois lourdement handicapés.  

De plus en plus d'élèves 

Depuis la rentrée et la création des PIAL, les pôles inclusifs d'accompagnement localisés, qui mutualisent les aides, la situation est devenue encore plus compliquée qu'avant précise Marion. Elle est dans un collège qui accueille 900 élèves. 12 AESH.  "C'est l'établissement scolaire qui doit faire avec le "pool" d'AESH et les enfants handicapés. Le problème, c'est que le planning des enfants et les nôtres ne correspondent pas. Même si ces établissements sont pour l'inclusion des enfants en situation de handicap, ils ont beaucoup de mal à faire en sorte que ces enfants soient aidés par une AESH.

Encore trop d'enfants handicapés qui n'ont pas d'AESH

Nicole a 60 ans. Elle a elle aussi choisi d'être AESH par vocation, alors qu'elle gagnait trois fois plus dans son ancien métier. "Si je suis là aujourd'hui, c'est pour tous les petits handicapés et pour les parents qui sont dans l'attente d'avoir quelqu'un pour leur venir en aide. J'ai une personne proche qui m'expliquait que dans une classe de moyenne section maternelle de 30 élèves, il y avait 3 petits, handicapés lourdement et sans aucune AESH.  Ils sont gérés par une seule ATSEM qui de ce fait ne peut pas s'occuper des autres enfants. On se sent impuissant !"

Début septembre, le ministre de l'Education nationale avait annoncé la création de 4500 équivalents temps-plein d'AESH, portant le total d'accompagnants à 90 000 pour la France. Ça semble loin d'être suffisant. Aujourd'hui, 87% des élèves handicapés seraient à temps plein à l'école.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu