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Apprentissage : loin des chiffres records, le BTP inquiet dans le Grand Est

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que le ministère du travail a annoncé un bond inédit du nombre d'apprentis en 2019, les professionnels du BTP s'interrogent dans le Grand Est. Car il n'y a pas de forte hausse dans la région et même une baisse des effectifs pour les CAP et les Bac pro.

Les collégiens ont pu découvrir plusieurs facettes du BTP.
Les collégiens ont pu découvrir plusieurs facettes du BTP. © Radio France - Arthur Blanc

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière un bond inédit du nombre d'apprentis, mais tous les secteurs et tous les niveaux n'en profitent pas. L'Assemblée des régions de France a d'ailleurs accusé la ministre du travail d'avoir "menti" sur la forte hausse des formations de CAP et BAC pro. Dans le Grand Est, loin des "records", le nombre d'apprentis dans le BTP n'a augmenté que de 2% selon la direction des Centres de formation des apprentis par rapport à 2018.   

Plus de 500 offres d'apprentissage non pourvues dans le BTP 

"Si on prend par exemple les niveaux BTS, BAC + 3, BAC + 4, on est à plus 15 %, mais on est à moins 6 % pour les niveaux CAP et Bac pro : c'est une baisse très marquée ! Or les premiers niveaux de qualification on en a besoin et on en aura encore besoin pendant très longtemps parce qu'on ne va pas pouvoir automatiser ces métiers là. Et on a un patrimoine immobilier qui est ancien et on a besoin de main d'oeuvre", détaille Jean Michel Christe, directeur des CFA dans le Grand Est. 

Un problème d'orientation encore et toujours ? 

Rien qu'à Reims, 72 offres d'apprentissage ne trouvaient pas preneurs au début de l'année 2020. C'est le cas dans la société de couverture de Laurent Brasseur, qui compte dix salariés. "Moi j'ai déjà passé des annonces, on a un ou 2 coups de fil c'est hallucinant, on en est là", souligne Laurent Brasseur qui pointe du doigt un vrai problème d'orientation : _"on a des jeunes qui viennent par dépit, parce qu'on les a forcés parfois, parce qu'il ont plus le choix, et malheureusement au bout de quelques mois ça fait un flop_, on fait des ruptures de contrats d'apprentissage car les jeunes ont été mal orientés"

Aujourd'hui, le Grand Est forme 3.000 apprentis dans le BTP et n'arrive pas à rattraper le retard dû à la crise puisqu'ils étaient 4.600 il y a 10 ans. "Les chiffres inquiètent les professionnels, peut être un peu moins dans les travaux publics, mais c'est une tendance lourde... on arrive pas du tout depuis 3, 4 ans à retrouver des niveaux d'avant crise"

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