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Éducation

Après la menace du "Bataclan 2", profs et parents demandent des renforts à Villejuif

lundi 12 février 2018 à 23:51 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

Après l’intrusion d’un homme menaçant de faire "le Bataclan 2" au collège Guy Moquet de Villejuif (Val-de-Marne), les professeurs et les parents d’élèves du collège demandent à l’inspection académique de mobiliser des renforts et d'allouer plus de moyens.

Les professeurs du collège Guy Môquet de Villejuif
Les professeurs du collège Guy Môquet de Villejuif - Marine Cessat-Bégler

Villejuif, France

Les violences au collège Guy Moquet de Villejuif se sont accentuées ces dernières semaines. Lundi 29 janvier, un élève est violemment agressé devant le collège (2 jour d’ITT). Le lendemain, mardi 30, un homme extérieur au collège (le frère d’une des élèves semble-t-il harcelé par ses camarades) force l’entrée, bouscule les surveillants et menace le personnel de faire "un bataclan 2". Selon les informations de France Bleu Paris, cet homme a été placé 96 heures en garde à vue ce week-end, il serait ressorti libre ce mardi soir en niant avoir proférer ces menaces.   

Personne s‘est renseigné pour savoir quels étaient nos soucis, quels étaient nos craintes"

Deux semaines après l’incursion et ces menaces qui ont marqué les esprits, les parents d’élèves et les professeurs sont inquiets. Olivier Cartérade, en charge d’une classe handicapée était en première ligne : "Je me suis interposé, je n’ai pas été le seul et la réponse de l’institution a été nulle. Personne s‘est renseigné pour savoir quels étaient nos soucis, quels étaient nos craintes". Deux psychologues sont tout de même intervenus le lendemain des faits mais aucun élève n’a été suivi et seul les professeurs qui n’avaient pas cour ont pu échanger avec ces psychologues. 

Les 7 surveillants en arrêt maladie 

Depuis cet incident, les enseignants et les parents d’élèves demandaient du concret. Une réunion s’est tenue ce mardi soir à l’inspection académique à Créteil sans qu’aucune décision n’ait été prise. Une équipe d’EMS (Equipe Mobile de Sécurité) pourrait intervenir ce mercredi matin dans le collège, si tel n’est pas le cas, les professeurs pourraient exercer leur droit de retrait car pour l’instant, les 7 surveillants sont en arrêt maladie. Marc-Aurèle Chambinaud est professeur d'histoire : "ce qui me choque le plus, c'est que lorsqu'on leur pose la question, est ce que c'est normal qu'une infirmière surveille une permanence ? qu'un agent de service départemental fasse la surveillance dans les couloirs ? La réponse, c'est j'écoute mais je ne peux pas vous donner de réponses. Donc concrètement, ça veut dire que la sécurité, chez nous, est assuré chez par des agents d'entretiens et une infirmière". 

Parents d'élèves remontés 

Même son de cloche du côté des parents d’élèves qui ne comprennent pas comment la sécurité ne peux pas être garantie : "Personnellement, si demain on ne met pas les moyens pour mettre nos enfants en sécurité, je porte plainte contre l’inspection académique" résume Nezha Château, parent d’élève FCPE. 

si demain on ne met pas les moyens pour mettre nos enfants en sécurité, je porte plainte contre l’inspection académique"

Cette situation urgente ne doit pas faire oublier l’autre revendication des enseignants et des parents d’élèves concernant les moyens alloués à l’établissement et notamment la volonté d’être intégré en REP. Situation qui a déjà provoqué une grève des enseignants la semaine dernière. Lors de la réunion ce mardi soir, aucune annonce n’a permis de les rassurer.