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Après la mise en examen de trois lycéens à Béziers, le SNES dénonce une répression disproportionnée

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Trois lycéens ont été mis en examen vendredi pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre lors de la manifestation devnat le lycée Henri IV à Béziers. Le SNES dénonce la réponse répressive et demande au ministre Blanquer d'entendre la détresse des jeunes.

Des lycéens qui manifestaient mercredi à Béziers
Des lycéens qui manifestaient mercredi à Béziers © Radio France - Stefane Pocher

Après la mise en examen vendredi de trois élèves du lycée Jean-Moulin à Béziers pour avoir jeté des œufs, des pierres et des bouteilles sur des policiers lors d'une manifestation devant le lycée Henri IV ce mercredi 5 mai, le syndicat d'enseignant SNES appelle à l'arrêt de la répression contre les lycéens. Âgés de 16 ans, ces élèves faisaient partie du groupe qui défilait pour demander à passer le bac en contrôle continu. 

Un déploiement de policiers disproportionné face aux jeunes selon le SNES

Ces adolescents ont été placés en garde à vue avant leurs mises en examen. La section SNES du lycée Henri IV dénonce un déploiement des forces de l'ordre disproportionné le jour de la manifestation : "Je n'avais jamais vu ça", explique Christophe Benoit, professeur d'histoire-géographie et délégué SNES dans ce lycée qui décrit "des policiers casqués avec des matraques mettant en joue les manifestants avec des flashball. Comment voulez-vous que ça ne suscite pas de la part de lycéens déjà angoissés, ce genre de réactions. On voudrait les créer, on ne s'y prendrait pas autrement".

"Le ministre Blanquer doit entendre les revendications de ces lycéens qui sont très angoissés sur leur avenir." - Christophe Benoit, professeur d'histoire-géographie au lycée Henri IV

Le syndicat dénonce également l'arrestation de ces jeunes, "des gardes à vue et mis en examen pour des jeunes de 16 ans, ça tape dur" renchérit Christophe Benoit. Le SNES appelle le ministère Jean-Michel Blanquer à apporter une autre réponse que la répression aux lycéens, mettant en avant leurs difficultés liés à la crise du Covid. Les lycées ne se sont pas tous organisés de la même manière, tous les élèves n'ont pas eu le même nombre de cours, certains n'ont eu cours qu'une semaine sur deux depuis le mois de novembre. 

Le SNES insiste sur l'état de détresse psychologique dont souffrent certains étudiants et dénonce l'attitude du gouvernement, "on ne va pas insister dans les médias sur la détresse des jeunes le dimanche et les mettre en joue le lundi" conclut le professeur d'histoire-géographie.

Christophe Benoit, professeur d'histoire-géo et délégué SNES au lycée Henri IV

Christophe Benoit, professeur d'histoire-géo et délégué SNES au lycée Henri IV

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