Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Au lycée Dupuy de Lôme à Brest, un début d'année marqué par les incidents

C'est la première fois que les premières semaines de classe se passent dans un contexte aussi pesant au lycée Dupuy de Lôme à Brest. Après un coup de feu tiré dans l'établissement début septembre, un élève a apporté une arme en plastique la semaine dernière. De quoi alarmer certains.

Après un coup de feu tiré dans l'établissement début septembre, un élève est venu en classe avec une arme en plastique le 11 octobre
Après un coup de feu tiré dans l'établissement début septembre, un élève est venu en classe avec une arme en plastique le 11 octobre © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Brest, France

C'est un nouvel incident qui a réveillé l'inquiétude chez certains élèves. Un élève qui vient en classe vendredi dernier avec dans son sac un pistolet à bille en plastique bleu. Rien d'alarmant en soi, mais après le coup de feu tiré lors d'une rixe entre deux bandes au sein de l'établissement début septembre, certains élèves restent sur leurs gardes. Un enseignant a dû prêter main forte à un surveillant pour récupérer la fausse arme avant d'exclure pour quelques jours l'élèves concerné et un de ses camarades particulièrement virulent.

"Une bêtise d'ado"

"On avait été un peu choqués lors du coup de feu, raconte Noa, élève de Terminale. On pensait que ça s'était stabilisé et on a appris qu'une fausse arme a été vue dans le lycée". _"_Si des personnes viennent avec des fausses armes, ça peut repartir loin, s'inquiète Enora. On a toujours une appréhension de venir, on se dit qu'on peut avoir un problème à tout moment"

Au quotidien, on est plus vigilant, on fait attention aux élèves qu'on ne connait pas.  Mais on ne peut pas tout le temps être sur ses gardes.

Eviter la psychose, c'est ce qu'espère Eric Schaefholz, le prof d'histoire et de français qui est intervenu vendredi 11. "A aucun moment je n'ai eu peur en récupérant la fausse arme car l'aspect plastique était visible, explique-t-il. L'élève ne comprenait pas que c'était symboliquement déplacé d'emmener ça à l'école. C'est inacceptable, mais je pense que vraiment que c'est la bêtise d'un ado".

A en croire ses camarades, il n'était d'ailleurs pas impliqué dans la bagarre de début septembre. Et ce n'est pas le seul à posséder un pistolet à bille. Ils seraient une dizaine à les avoir en classe : "ça ne fait rien du tout, explique un d'eux en sortant le sien de son sac, on joue avec à la sortie des cours, sur un terrain pas loin". 

Un accompagnement pour enseignants et élèves

Malgré tout, la directrice d'académie s'est rendue à nouveau dans l'établissement lundi pour faire un point sur la situation avec la direction et les équipes mobiles de sécurité. Des rencontres sont organisées de façon régulière depuis début septembre. Une cellule d'écoute a par ailleurs été mise en place par le médecin conseiller technique départemental.

Certains enseignants ont cette fois fait le choix de ne pas aborder l'incident en classe, comme ils avaient pu le faire à plusieurs reprises suite au coup de feu début septembre. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu