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Éducation

À l'université du Mans, il y a urgence à rénover la fac de sciences

lundi 24 septembre 2018 à 18:44 Par Ruddy Guilmin, France Bleu Maine

Malgré ses 4 000 étudiants (sur 11 000), la fac de sciences du Mans reste l'une des plus vétustes du campus. Selon l'université, il faudrait 20 à 30 millions d'euros pour rénover plusieurs bâtiments dans leur jus depuis des décennies. Une somme qu'elle ne peut aujourd'hui débloquer sans aide.

La barre de physique-chimie est située en face de la maison de l'université
La barre de physique-chimie est située en face de la maison de l'université © Radio France - Ruddy Guilmin

Le Mans, France

Ils se situent à l'entrée du campus du Mans, côté route de Laval. Les préfabriqués installés sur la fac de sciences dans les années 70 devaient "rester là cinq ans avant d'être détruits", raconte une enseignante. Quarante ans plus tard, ils continuent d'accueillir des cours. Alors qu'il héberge le premier contingent de l'université du Mans avec près de 4 000 étudiants sur 11 000, l'UFR sciences et techniques disposent encore de bâtiments dans leur jus, quasiment inchangés depuis l'ouverture de l'établissement dans les années 70.

Les préfabriqués accueillent de nombreux cours chaque jour - Aucun(e)
Les préfabriqués accueillent de nombreux cours chaque jour - capture d'écran Google Streetview

Tout comme les préfabriqués, le grand bâtiment de physique-chimie est presque aussi vieux que l'université. Et sa rénovation devient urgente. Dans les salles de Travaux pratique de chimie, des paillasses aux carreaux parfois cassés sont réparées tant bien que mal pour éviter les fuites d'eau. Les câbles informatiques, inexistants il y a 40 ans, pendouillent aujourd'hui au plafond. Et la grosse hotte centrale pour aspirer les vapeurs chimiques n'est plus du tout aux normes. "Aujourd'hui, à l'IUT par exemple, les étudiants travaillent en binôme, avec chacun une hotte. Nous, on a une seule hotte pour 20 étudiants !", explique Mireille, technicienne de laboratoire.

Ecoutez notre reportage dans la barre de physique-chimie

Une seule hotte aspirante dans cette salle de chimie - Radio France
Une seule hotte aspirante dans cette salle de chimie © Radio France - Ruddy Guilmin
Où faire passer les câbles informatique ? - Radio France
Où faire passer les câbles informatique ? © Radio France - Ruddy Guilmin

Autre problème, le manque de place, comme dans cette salle de physique où enseigne Pierre Jolivet. Ici, de vielles machines s'entassent dans un coin : "comme partout, il y a du matériel qui est stocké. Faut bien le mettre quelque part... Mais on a nulle part !" Mal isolé, très froid l'hiver et très chaud l'été, ce bâtiment devient aussi un "gouffre énergétique", selon le président de l'université. D'ailleurs, certaines fenêtres ne s'ouvrent même plus.

Dans certaines salles de classe, des vielles machines s'entassent dans les coins. - Radio France
Dans certaines salles de classe, des vielles machines s'entassent dans les coins. © Radio France - Ruddy Guilmin

Le froid, c'est aussi un problème dans les trois amphis de la fac de sciences ,reconnaît Joëlle Guéry, maître de conférence en chimie : "l'hiver, à 8 h, il fait vraiment froid, c'est pas terrible !" Il y a bien une soufflerie d'air chaud, qui fonctionne quelques minutes avant le début de cours. Mais pas pendant : trop bruyante ! L'enseignante regrette aussi et surtout l'absence d'équipements dans ces amphis, où il faut arriver dix minutes en avance, avec tout son barda : "l'ordinateur sur une épaule, le vidéoprojecteur sur l'autre, les cahiers dans la main, la rallonge électrique sur la tête... Et puis en espérant que tout marche. C'est un peu l'ère préhistorique !"

Joëlle Guéry arrive et repart avec tout son barda - Radio France
Joëlle Guéry arrive et repart avec tout son barda © Radio France - Ruddy Guilmin

"C'est un peu l'ère préhistorique"

Le coût du chantier de rénovation est estimé entre 20 et 30 millions d'euro. Une somme que "l'université ne peut pas débloquer", regrette le président de l'établissement, Rachid El Guerjouma, qui déplore cette situation : "ce n'est pas fonctionnel par rapport à nos ambitions et à la réalité des étudiants. Ils viennent de lycées avec des conditions d'accueil qui sont très bonnes et ils arrivent dans une université avec des bâtiments des années 60. _C'est pas possible !_" 

La rénovation de la fac de sciences a déjà été soumise au contrat de plan État-région, mais n'a pas été retenue. L'université en appelle également à la ville du Mans et à la métropole pour l'accompagner sur ce chantier.