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Éducation

Au Mans, les lycéens de Montesquieu découvrent leurs résultats au bac

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Par , France Bleu Maine

84% des élèves de Terminale de l'établissement manceau sont directement admis, 3% sont refusés et les autres passeront les épreuves de rattrapage lundi et mardi. Les professeurs ont rendu toutes leurs notes mais certains s'indignent de la réaction du ministre face aux grèves des dernières semaines.

Au lycée Montesquieu, au Mans, 84% des élèves sont admis au baccalauréat.
Au lycée Montesquieu, au Mans, 84% des élèves sont admis au baccalauréat. © Radio France - Manon Claverie

Le Mans, France

Pour beaucoup, c'est la dernière fois qu'ils mettent les pieds dans la cour du lycée. L'ambiance est joviale, le stress retombe. La plupart ont consulté leurs résultats sur internet avant de venir au lycée. D'autres souhaitaient garder le suspense jusqu'au bout. Caroline découvre sur le tableau d'affichage qu'elle a obtenu la mention "assez bien". "Je suis contente, soulagée, même si pour moi le bac n'est pas une fin en soi." Simplement une passerelle vers des études de médecine, elle qui souhaite devenir neuropsychiatre. 

Ma mère a pleuré de joie,  Yannis.

Yannis a raté son bac l'année dernière. Cette fois, c'est bon ! Pour son plus grand bonheur et celui de ses parents : "Mon père était euphorique et ma mère a pleuré de joie", raconte-t-il. 

Dernière chance : les rattrapages

De l'autre côté de la cour les cris se taisent. Les élèves qui devront passer par la case rattrapages viennent choisir les deux matières qu'ils repasseront lundi 8 et mardi 9 juillet. Les vacances attendront. Gabin, en Terminale S, n'est pas très inquiet car il suffit qu'il obtienne 1,5 point de plus que sa note initiale à une des deux épreuves pour être diplômé. "Je ne pense même pas passer la seconde épreuve car je n'en aurai pas besoin. J'irai, c'est obligatoire, mais je ne rendrai rien", prévoit-il.

Les professeurs sont là pour les orienter, les rassurer et leur proposer de derniers exercices de préparation dès ce vendredi après-midi. Quant aux admis ils leur souhaitent bon vent "avec un léger pincement au cœur", reconnaît Éric, professeur d'histoire-géographie.

Le ministre de l'Éducation a donné des consignes illégales, Laurent.

En Sarthe pas de rétention de notes puisque les professeurs les ont toutes rentrées sur les serveurs de l'Éducation nationale, mais ce n'est pas pour cela qu'ils ne soutiennent pas le mouvement. 

Laurent est professeur d'Histoire-géographie et s'inquiète de la gestion par le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, des grèves de ces dernières semaines : "Il a donné des consignes illégales : les chefs de centre, sur consigne des rectorats et du ministère, ont des notes fictives, utilisé un contrôle continu qui n'est pas prévu pour ça, menacé des jurys de retenues sur salaire, de sanctions... ce qui est non-conforme au code de l'éducation", s'indigne l'enseignant, également syndiqué au SNES (syndicat national des enseignants du second degré).