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Aux Mines de Saint-Étienne, une cellule d'écoute demandée après des signalements d'agressions sexuelles

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

A l'École des Mines de Saint-Étienne, une cellule d'écoute, des permanences lors de soirées étudiantes et des demi-journées de sensibilisation vont être mises en place après des témoignages d'élèves victimes d'agressions sexuelles. C'est l'association d'élève féministe Womines qui porte ces projets.

L'école des Mines de Saint-Étienne
L'école des Mines de Saint-Étienne © Radio France - Yves Renaud

Depuis le début de l'année, l'association d'élèves WoMines a reçu plusieurs témoignages d'agressions sexuelles de part d'étudiantes à l'École des Mines de Saint-Étienne, dans la Loire. Une situation "pas comparable" à la vague que connaît l'école d'ingénieur d'Alès, mais qui pousse les étudiantes à demander des aménagements à la direction de l'École, qui y a répondu favorablement.

Difficile de connaître l'ampleur ou la nature exacte des faits de violence sexuelle

L'association tient à rester discrète sur le nombre ainsi que le détail des témoignages reçus : "Qu'il y en ait deux ou quinze, la situation est la même, argumente Isis Bouchet, vice-présidente de WoMines. On nous a parlé de violences, d'agressions et de micro-agressions à caractère sexuel. On n'a pas l'impression que cela soit aussi critique que sur le campus d'Alès, mais on compte réagir."

Il est difficile pour l'association elle-même de se rendre compte de l'ampleur des faits dénoncés, car il n'existe pas de bilan à l'échelle de l'École : "Ce n'est pas qu'il n'y ait pas d'autres personnes concernées, ou qu'il y en ait d'autres d'ailleurs. On n'a pas d'état des lieux avec des questionnaires anonymes portés actuellement."

Contactée, la direction affirme ignorer le nombre exact de témoignages de victimes de violences sexuelles signalés cette année. Le directeur précise que les élèves en question ont été orientées vers les psychologues de l'école. Aucune plainte n'a été déposée, et aucune "mesure forte en terme de sanction disciplinaire" décidée.

Une cellule d'écoute et des journées de sensibilisation en projet

Quelques jours seulement après les révélations qui secouent le campus des Mines d'Alès, le sujet est sensible. WoMines relaie d'ailleurs depuis un an les publications du collectif à l'origine de la vague de libération de la parole. 

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Mais pour Isis Bouchet, "il n'est pas question de dire qu'il n'y a que des agresseurs à l'École des Mines, ou qu'on se sent opprimées. On veut agir". L'association étudiante propose donc de mettre en place une cellule d'écoute au sein de l'établissement, pour "orienter au mieux les victimes par des personnes formées pour cela" et des permanences lors de soirées étudiantes, souvent le lieux d'agressions, avec des référents étudiants.

Il existe pourtant déjà des dispositifs que met en avant l'École des Mines : des "écoutants" et des référents égalité hommes-femmes tant à destination des personnels que des étudiants. Pour Isis Bouchet, l'enjeu est d'"approfondir" leur action. L'association dit ainsi travailler en "totale collaboration" avec l'administration de l'École.

Enfin, WoMines et la direction de l'École se sont entendues pour organiser des demi-journées de sensibilisation, auxquelles les trois promotions seront conviées, le 25 mars prochain, ainsi que le 1er et le 8 avril sur la question des violences conjugales. Avec l'espoir, du côté de WoMines, que les garçons s'emparent du sujet. Les filles ne représentent que 23 à 27 % des effectifs dans les promotions.

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