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Éducation

Bac 2019 | Pour les proviseurs SNPDEN d'Occitanie : "Y a un moment où il faut quand même que l'on sache où on va!"

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Par , France Bleu Occitanie

INTERVIEW - Avec la grève des correcteurs, de nombreux incidents ont été recensés lors des délibérations des jurys du bac dans l'académie de Toulouse. Une journée "difficile à vivre" pour les chefs d'établissement comme le raconte Christelle Kauffmann, secrétaire adjointe régionale du SNPDEN.

Comme l'a souhaité le ministre de l'Education nationale, les résultats seront publiés demain matin.
Comme l'a souhaité le ministre de l'Education nationale, les résultats seront publiés demain matin. © Maxppp - Pierre Heckler

Toulouse, France

Ce jeudi se tenaient les jurys du Bac 2019. Des réunions où les correcteurs, des chefs de centre d'examen ou d'établissement délibèrent en fonction des notes des candidats pour leur attribuer le bac, une mention ou pour les envoyer au repêchage. Avec la grève des correcteurs, plusieurs de ces jurys se sont tenus dans un climat électrique. Refus de siéger, attribution de notes en fonction du contrôle continu faute de copie rendue par les correcteurs, candidats dont l'anonymat a été rompu... Les syndicats enseignants de l'académie de Toulouse ont dénoncé des situations "illégales", "arbitraires" ou "ubuesques". 

Christelle Kauffmann, secrétaire adjointe du SNPDEN,le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale, dans l'académie de Toulouse, nous raconte comment la journée a été vécue du côté des proviseurs et des chefs de centre d'examen. 

Prévenus par BFM

Comment avez-vous vécu cette journée ? Christelle Kauffmann : "C'est une journée inédite. On a du gérer à la fois des jurys où tout a fonctionné normalement - et il y en a eu beaucoup! - Et puis des jurys impactés par la rétention de notes où on a appliqué les directives ministérielles mais ça a été difficile parce que les personnels de direction ont été à la manoeuvre avec les enseignants de secrétariat de bac et donc beaucoup de travail à faire sous la pression puisque les consignes ministérielles sont tombées très tard hier soir. On a su ce qui allait se passer par BFM TV...

Vous n'aviez pas été prévenus en interne? CK : Pas du tout! 

Comment ont géré les chefs d'établissement ? CK : On a demandé des consignes écrites et on les a eu du rectorat. Et on se félicite de les avoir reçues. Il a fallu aussi accueillir les enseignants , rassurer, organiser, faire le travail qui n'avait pas été fait pour diverses raisons par les correcteurs, gérer les points de crispations. Certains jurys se sont tenus normalement j'insiste bien! D'autres ont du être décalés le temps de la saisie des notes, cela a pris plus de temps que d'habitude.

Ce bac 2019 est-il dévalué comme l'affirme les syndicats enseignants ? CK : Rien ne change. Les épreuves ont eu lieu, les élèves ont composé. Il manquait une note de-ci delà. Ce ne sont pas toutes les notes et puis il y a les livrets scolaires quand même, le travail de toute une année et on avait une note à mettre. 

"Nous demandons la feuille de route. Comment fait-on? Nous gérons au jour le jour et ça n'est plus acceptable. A un moment il faut savoir où on va! Le bac ça n'est pas rien. C'est lourd à porter pour tout le monde" Christelle Kauffmann, secrétaire adjointe du SNPDEN

Mais selon le coefficient ça peut peser quand même? CK : Oui mais on avait une note à mettre, qui évalue le travail scolaire de toute une année et on pouvait délibérer à partir de la note. 

Une gestion lourde à porter.

Est-ce que cela signifie que vous corrigerez les résultats quand les correcteurs grévistes rendront leur copie? Je ne sais pas. J'aimerais bien le savoir! Encore une fois on est en attente de consignes. Là, on a fait le travail demandé aujourd'hui dans le maximum de sérénité, dans l'intérêt des élèves pour que les résultats sortent demain et pour la repêche car la suite des opérations de bac aura lieu lundi. Dans l'intérêt des enseignants aussi parce que, même grévistes et contre la réforme, certains sont venus.

On a le sentiment que vous gérez au jour le jour... CK : Oui. C'est tout à fait ça. Et ça ce n'est plus acceptable.A un moment il faut savoir où on va! Le bac ça n'est pas rien. Nous demandons la feuille de route et on aurait bien aimé l'avoir en amont. C'est lourd à porter et lourd à gérer pour tout le monde.