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Bac 2021 : à Limoges, le blues des professeurs qui corrigent l'épreuve de philosophie

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Par , France Bleu Limousin

Alors que le grand oral se poursuit pour les Terminales, d'autres professeurs travaillent sur les copies de philosophie. Avec de grandes difficultés, si bien que certains vont déposer un "préavis de travail" pour rendre leurs corrections après le délais prévu.

Les élèves ont rendu leurs copies, mais pour les professeurs, c'est une autre galère
Les élèves ont rendu leurs copies, mais pour les professeurs, c'est une autre galère © Maxppp - EMMA BUONCRISTIANI

"On est pas loin de la maltraitance institutionnelle." Les mots sont forts et criant, venant d'une professeure de philosophie de l'académie de Limoges. Depuis vendredi dernier, chaque correcteur a reçu son lot de copies. "Pour ma part, j'en ai reçu 120, avec deux heures de retard" témoigne Nathalie Rubel, professeur de philosophie au lycée Suzanne Valadon. Mais, ce petit couac en cache un autre. 

Le numérique, le faux-ami des professeurs

Cette année, pour les profs, la correction ne se fait pas sur table. Ils doivent lire et noter leurs élèves via un logiciel sur ordinateur nommé Santorin. C'est principalement le nom de la discorde. "Il faut _déjà douze manipulations pour accéder à vos copies_" note Laurent Paillard, autre professeur de l'académie de Limoges. "Si vous avez une mauvaise connexion ou un vieil ordinateur, votre pénibilité s'en voit accrue" souligne-t-il. 

Car, lire les copies se révèle ardu. Parfois, les pages ne sont pas dans le bon ordre notent certains professeurs. "Et puis souvent, lorsqu'on corrige sur papier, on classe les copies selon une fourchette de note. On arrive ainsi à avoir une vision d'ensemble et on peut mettre des notes de manière plus fine. Avec le numérique, les bugs, c'est difficile. Et si vous n'avez pas deux écrans, vous ne pouvez pas mettre deux copies face à face" explique Laurent Paillard. 

"On a un peu l'impression de travailler pour rien"

Une situation ubuesque. Certains professeurs ont même choisi d'imprimer les copies pour les corriger sur papier. Mais ce n'est pas tout. Car, cette année, l'épreuve a été aménagée, grâce au contrôle continu. Seule la meilleure note compte, entre celle obtenue à l’épreuve et celle obtenue durant l'année. Les candidats avaient bien 4 heures pour composer mais pouvaient sortir au bout d'une heure de la salle d'examen. Un grave problème de sens pour beaucoup de professeurs, comme Nathalie Rubel. "On a des copies de 4-5 pages pas forcement très compréhensibles. Mais, on ne sait pas si c'est une copie qui a été bâclée, car l'élève compte sur son contrôle continu, ou s'il l'a fait sérieusement. Pour nous, cet enjeu est important, cela gâche le sens de la correction". 

De plus, le délai de 6,5 jours ouvrés pour corriger est, selon ces professeurs, beaucoup trop court. Certains vont donc déposer un "préavis de travail" afin de rendre leurs copies plus tard. Une lettre a déjà été envoyée à l'inspection et au rectorat en ce sens. 

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