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Bac 2021 : en Isère, le syndicat lycéen UNL réclame toujours des épreuves notées en contrôle continu

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Par , , France Bleu Isère

Depuis plusieurs semaines, les lycéens manifestent pour réclamer l'annulation de l'épreuve de philosophie et du grand oral du baccalauréat 2021, au profit d'épreuves en contrôle continu. Malo Warin, lycéen et secrétaire général de l’UNL en Isère était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi.

Des lycéens qui organisaient un blocus devant un établissement de Meylan (Isère) le 17 mai 2021.
Des lycéens qui organisaient un blocus devant un établissement de Meylan (Isère) le 17 mai 2021. © Radio France - Véronique Pueyo

France Bleu Isère - Cela fait maintenant plusieurs semaines que les lycéens manifestent contre le maintien du grand oral du bac et de l’épreuve de philosophie. Deux épreuves que vous souhaitez passer en contrôle continu. Quel est votre état d’esprit ? Y’a-t-il encore des manifestations prévues face à un ministre de l’Éducation nationale (Jean-Michel Blanquer) qui semble intraitable sur cette question ? 

Malo Warin - Les manifestations continuent suite à des appels nationaux. On sait que Jean-Michel Blanquer fait la sourde oreille quand on sort dans la rue mais on l’a vu reculer à plusieurs reprises, notamment quand il a fait quelques aménagements pour les bacs de la filière générale. Mais ce n'est malheureusement pas assez. Je pense par exemple aux classes de première qui passent un bac de français catastrophique et qui n’est pas en adéquation avec ce qu’il s’est passé l’année dernière.

Vous n’avez pas eu gain de cause mais vous manifestez tout de même, dans un climat parfois compliqué. On a vu certaines manifestations se terminer dans la violence. L’intersyndicale dont vous faites partie demande à être reçue par le préfet de l’Isère et la rectrice. Pourquoi ? 

Au bout de la deuxième semaine de mobilisation, le 10 mai, on a vu un changement de politique et de gestion de cette crise. La réponse a changé. En gros, ce qu’on a compris c’est : « vous vous êtes bien amusés pendant une semaine, maintenant, on va envoyer les policiers pour vous déloger. Cela a été très brutal. Cela a commencé le lundi 10 mai dans le quartier des Eaux-Claires puis à la manifestation de l’après-midi où une militante de 17 ans s’est faite chargée et a terminé aux urgences avec des côtes fêlées. Nous avons été choqués. Sur d’autres blocus, notamment au lycée Stendhal, à Grenoble, ce sont des élèves de 15 ans qui ont reçu des gaz lacrymogènes. 

Vous dites que vous avez été victimes d’actes violents de la part de la police. Avez-vous tenté de dialoguer avec les responsables de la police ? Le préfet de l'Isère a-t-il répondu à votre demande d’entrevue ? 

Je n’ai pas de nouvelles de la préfecture. Il n’y a pas de dialogue possible car, de manière générale, les lycéens ont peu de droits donc peu de considération. 

L’autre actualité pour vous, lycéens, c’est Parcoursup et vos vœux d’orientation pour la prochaine rentrée scolaire, pour choisir votre filière. Le système fonctionne-t-il mieux cette année ou y’a-t-il encore des couacs ? 

À l’UNL nous avons toujours été opposés à Parcoursup, nous sommes contre la sélection à l’université et cela n'a pas changé cette année, qui plus est avec la Covid qui renforce les inégalités. Sur la plateforme, des lycées se vantent d’avoir des élèves qui ont cours à 100% en présentiel, des lycées privés notamment, donc il existe de grosses inégalités. Mais nous n’avons pas encore subi de bug informatique sur Parcoursup cette année. 

Des élèves sont-ils encore en attente d’admission partout ? 

Oui et nous avons aussi l’exemple d’une élève à qui on a refusé tous ses vœux sans qu’elle ne touche à rien et deux heures plus tard, c’était bon. 

Les élections régionales approchent, le scrutin a lieu les 20 et 27 juin. Les lycées relèvent de la compétence des régions. Que pensez-vous de la politisation autour de la question de la sécurisation des lycées ? 

En tant qu’élève, j’ai pu constater un manque de moyens tout au long de l’année, nous n’avons parfois pas de matériel informatique pour les élèves pour suivre les cours en distanciel. Nous avons des couloirs qui tombent en lambeau et on nous propose une sécurisation des lycées qui coûte des dizaines de milliers d’euros et qui va instaurer un climat d’urgence permanent et nous donner l'impression d’être enfermé dans un bunker. Cela ne marche pas. Je peux prendre l’exemple du lycée La Saulaie à Saint-Marcellin dont les portiques de sécurité sont installés et ont coûté beaucoup d'argent mais ne sont pas homologués donc inutilisables. 

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