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Bac de philo : la correction numérique des copies irrite les professeurs

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

La semaine dernière, les élèves de terminale ont passé l'épreuve de philosophie du baccalauréat et les professeurs corrigent désormais les copies. Mais cette année, la tâche est plus compliquée que d'habitude. Les correcteurs sont nombreux à dénoncer la numérisation de la correction.

Pour Julien Cueille, professeur de philosophie au lycée Antoine Bourdelle de Montauban, le logiciel Santorin complique la correction des copies.
Pour Julien Cueille, professeur de philosophie au lycée Antoine Bourdelle de Montauban, le logiciel Santorin complique la correction des copies. - Justine Maurel

Cette année, une nouveauté s'invite à la correction des copies du bac de philo : le logiciel Santorin. Les professeurs correcteurs l'utilisent pour lire les copies sans passer par la version papier. Le but, selon le ministère de l'Education nationale - qui s'est confié à La Dépêche - est de réduire la manipulation des copies et donc de limiter les risques de vol ou de perte. Mais pour les professeurs de philosophie, cet outil numérique complique la correction. "Si je veux annoter la copie, je dois créer une zone de texte. Mais une fois que c'est fait, je ne peux plus la modifier, regrette Julien Cueille, professeur de philosophie au lycée Antoine Bourdelle de Montauban. Je suis obligé de l'effacer, et de tout recommencer."

Les professeurs doivent faire face à des problèmes techniques

Comme tout se fait désormais sur l'ordinateur, les correcteurs doivent faire avec les éventuels problèmes de connexion Internet ou les bugs informatiques. Mais le plus difficile pour eux est de ne pas avoir l'ensemble des copies à corriger sous les yeux : "Par exemple je vais sur cette copie, si j'ai un doute et que je veux voir ce que j'ai noté sur la précédente, c'est possible, mais je ne vais pas pouvoir afficher les deux en même temps, explique-t-il. Donc je ne vais pas pouvoir avoir sous les yeux l'ensemble des données qui me permettent d'avoir une évaluation fiable". 

Pour noter les copies de philo, les professeurs doivent en effet comparer les copies les unes aux autres, puisqu'il n'existe pas de barème précis comme pour les sujets de mathématiques par exemple. L'autre point noir de ce logiciel de correction, c'est que les professeurs se sentent surveillés quand ils l'utilisent. "Certains collègues ont reçu des messages après avoir passé un certain temps sans corriger de copie", précise Julien Cueille.  

"On travaille pour rien." - Julien Cueille, professeur de philosophie au lycée Antoine Bourdelle de Montauban

Mais le logiciel n'est pas le seul obstacle à la correction de l'épreuve de philosophie cette année. Celle-ci a subi quelques aménagements à cause du Covid. Seule la meilleure note compte entre celle du contrôle continu, et celle obtenue lors de l'épreuve. Une mesure qui a démobilisé les élèves : "On a des copies plus courtes, on a des copies qui n'ont pas fait l'effort de traiter le sujet parce que les élèves savent que ça ne prête pas à conséquence", ajoute l'enseignant. Une situation qui lui donne le sentiment de "travailler pour rien parce que dans la grande majorité des cas, les notes qui vont être retenues sont celles du contrôle continu. Donc on corrige des copies qui n'ont finalement aucun poids."

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