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Bac : la plainte contre les profs de Montbrison classée sans suite, les enseignants toujours mobilisés

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La justice a décidé de ne pas donner suite à la plainte que la proviseure du lycée Beauregard de Montbrison (Loire) avait déposé contre treize enseignants. Reste que cet épisode va laisser des traces.

Les enseignants de Beauregard protestent contre ces plaintes devant la DDEN de la Loire
Les enseignants de Beauregard protestent contre ces plaintes devant la DDEN de la Loire © Radio France - Emeline Rochedy

Une plainte "pour obstruction au bon fonctionnement du service public" : c'était la formule choisie contre treize enseignants du lycée Beauregard de Montbrison (Loire) pour cette plainte déposée par la proviseure de cet établissement après une action de ces professeurs. Ils avaient choisi de retenir les copies de l'épreuve de contrôle continu d'anglais le lundi 20 janvier en guide de protestation contre la réforme du baccalauréat.

Plainte à laquelle la justice n'a pas estimé nécessaire de donner suite car les copies avaient été rapportées. D'après une enseignante, la cheffe d'établissement les avaient même en main quand elle s'est rendue à la gendarmerie de Montbrison.

Tous se disent soulagés parce que certains en pleuraient, n'en dormaient plus rien qu'à l'idée de devoir répondre aux questions des gendarmes. "On est loin d'imaginer se retrouver avec une plainte sur le dos dans l'exercice de son métier quand on choisit d'enseigner (...). Trois enseignants ont d'ailleurs dû s'arrêter pour des raisons de santé, d'autres craignaient de "craquer devant les élèves", certains s'effondraient dans la salle des profs pendant la récréation. 

Une explication face-à-face

"L'ambiance est devenue délétère et très tendue", nous confie l'un deux. "Le dialogue est rompu alors qu'on doit commencer à organiser les heures de cours par matière pour la rentrée prochaine". 

L'affaire est close côté judiciaire en revanche, sur le plan administratif, c'est une autre histoire. Une procédure est toujours en cours en vue d'éventuelles sanctions disciplinaires. "Un blâme, un avertissement ? On ne nous dit rien. Le Recteur ne répond pas à nos demandes de rendez-vous (...). Nous voulons le voir pour avoir une explication en face-à-face,  inidique Sébastien Bertrand, professeur d'italien au lycée général de Montbrison. Lui demander ce que l'on peut vraiment nous reprocher car nos élèves ont passé sereinement la première épreuve, contrairement à ce qui se passait ailleurs dans la Loire ou dans le pays. C'est l'administration qui est responsable du chaos des jours suivants".

"Nous voulons parler de la réforme, des problèmes qu'elle pose selon nous et demandé la levée d'éventuelles sanctions", poursuit l'enseignant. Lui et ses collègues n'écartent pas l'idée de se rendre directement au rectorat d'académie à Lyon. Sans rendez-vous mais avec une intersyndicale derrière eux :  ils se sont tous rapprochés d’une organisation, alors qu'aucun des treize n'adhérait nulle part jusqu'à cet épisode. Les services académique de l'Éducation nationale sont pour l'instant injoignables.

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