Éducation

Belfort : des "TIG" à la place des heures de colle pour les collégiens

Par Hajera Mohammad, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu mercredi 28 septembre 2016 à 11:58

Le collège Arthur Rimbaud, l'un des cinq collèges à Belfort concerné par le nouveau mode de sanction
Le collège Arthur Rimbaud, l'un des cinq collèges à Belfort concerné par le nouveau mode de sanction © Radio France - Rebecca Gil

Un nouveau système de sanction est testé depuis la rentrée dans cinq collèges de Belfort. À la place d'une exclusion ou d'heures de colle, un élève indiscipliné pourra faire des travaux dans un service de la mairie. L' idée est de responsabiliser les jeunes et éviter le décrochage scolaire.

Eugène Krantz, le directeur académique du Territoire de Belfort, a expliqué sur France Bleu Belfort Montbéliard, le principe de ces nouvelles mesures . "C' est de proposer une activité de substitution au lieu d'une activé d'exclusion pour qu'ils prennent conscience de la gravité de la faute commise mais c'est aussi une initiative de réparation" explique-t-il.

Des nouveaux TIG ?

Les jeunes sanctionnés seront amenés à travailler, par exemple, avec les jardiniers de la ville, les éboueurs mais aussi "à travailler dans une bibliothèque, dans un musée avec le personnel municipal" affirme Eugène Krantz. Ces activités se dérouleront en dehors des heures de cours et seront encadrées par des médiateurs municipaux. Un système qui ressemble beaucoup à celui des TIG, les travaux d'intérêt général, imposés aux personnes condamnées par la justice à des peines légères. Mais le directeur académique n'apprécie pas la comparaison. "Dans notre système, il n'y a aucune obligation. Il faut avant tout que le jeune et ses parents acceptent cette sanction en signant une convention" précise-t-il.

Avec ces "mesures de responsabilisation", Eugène Krantz espère aussi lutter contre le décrochage scolaire en évitant l'exclusion systématique des élèves indisciplinés. "Sur les 5.500 collégiens scolarisés, près de 6% ont décroché l'an dernier" rappelle le directeur académique.

Eugène Krantz, directeur académique du Territoire de Belfort : "Ce sont des mesures de substitution plutôt que des mesures d'exclusion"