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Éducation

Bientôt plus qu'une seule université en Normandie

samedi 6 octobre 2018 à 11:43 Par Romain Chevalier, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Les présidences des universités de Rouen et de Caen se sont réunies vendredi 5 octobre pour aborder le projet de fusion. Elles souhaitent redynamiser des masters souvent en manque d'élèves. Du côté des syndicats d'enseignants et d'étudiants ont craint une disparition de certaines disciplines.

Les universités de Rouen et de Caen aimeraient fusionner à l'horizon 2020.
Les universités de Rouen et de Caen aimeraient fusionner à l'horizon 2020. © Maxppp - Maxppp

Normandie, France

Il y aura bientôt plus qu'une seule université en Normandie. C'est en tout cas le souhait des présidences des campus de Rouen, en Seine-Maritime, et de Caen, dans le Calvados, qui veulent fusionner leurs établissements d'ici 2020.

Les présidences de deux villes se sont donc réunis en assises vendredi 5 octobre, à Rouen, pour aborder le sujet. D'après les deux présidences, cette fusion permettrait de redynamiser des masters, souvent en manque d'effectif.  "_Beaucoup d’élèves sortent d'une licence et n'effectuent pas leur second cycle d'études chez nous_. Soit ils arrêtent leurs études, soit ils partent dans d'autres régions", précise Pierre Denise, le président de l'université de Caen. 

Manque d'information

Mais cette fusion ne plait pas à tout le monde notamment aux étudiants qui n'ont pas été conviés à ce projet et dont beaucoup n'en savent rien. "Les premières années ne sont pas du tout au courant et pour ce qui est des autres élèves, certains en ont entendu parler, mais très vaguement, _ça reste des bruits de couloir_. Il n'y a pas de communication officielle de la fac", raconte Enzo Chassenory, le président de l'Unef à l'Université de Rouen. 

Pour ce syndicat étudiant, l'absence de consultation auprès des élèves est un vrai problème. "Ils construisent un projet entre présidents, et les élèves n'auront d'autres choix que d'accepter et de se taire", poursuit Enzo Chassenory.

Inquiétude également du côté des enseignants. Ils craignent que cette fusion soit une manière de faire des économies. "Les services qui sont à la fois à Caen et à Rouen y a de fortes chances qu'ils disparaissent petit à petit, témoigne Pierre-Emmanuel Berche, professeur de physique et représentant au SNESUP-FSU, le syndicat national de l'enseignement supérieur. Et du point de vue des formations ça sera pareil, ils vont estimer qu'il n'y a pas besoin d'avoir des formations sur les deux sites et qu'il vaut mieux les centraliser sur un seul." 

Pas de déplacement ou de suppression de formation

Les syndicats d'étudiants et d'enseignants dénoncent aussi une sélection par l'argent et une disparition du service de proximité. Pour Joël Alexandre cela sera tout le contraire : "Ça va permettre de maintenir des formations qui risqueraient de disparaître comme l'allemand ou des disciplines un peu fragiles. _Il n'y aura donc pas de déplacement, ce n'est pas du tout ce que l'on veut_."

L'Université du Havre absente

Lors de ces premières assises, l’université du Havre n’était pas de la partie. Les universités de Rouen et Caen préférant avancer le projet plutôt que d'attendre que celle du Havre change d'avis. En effet, cette dernière souhaite pour l'instant garder son indépendance. "Nous aimerions faire ce travail avec les trois universités réunies, mais _vu l'urgence de la situation on ne peut pas se permettre d'attendre_", Pierre Denise, le président de l'université de Caen. 

Les présidences des deux universités, Caen et Rouen, ont prévu d'effectuer une deuxième journée d'échange le jeudi 11 octobre, mais cette fois-ci dans le Calvados.