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Éducation

Bilan des premières "classes dédoublées" dans la Vienne

mercredi 29 novembre 2017 à 17:43 Par Jade Peychieras, France Bleu Poitou

C'était l'une des promesses du candidat Macron : des classes de CP dédoublées. Dans l'académie de Poitiers, 42 classes de REP+ ont sauté le pas depuis la rentrée. Est-ce que ça marche ? Quelles sont les conséquences ? Bilan d'étape.

Image d'illustration d'une classe de CP
Image d'illustration d'une classe de CP © Maxppp - Loïc Dequier

Châtellerault, France

La rectrice de l'Académie de Poitiers ne boude pas son plaisir. Anne Bisagni-Faure était a pu visiter l'école Lavoisier de Chatellerault ce mardi, pour faire un premier bilan des classes de CP dédoublées dans cette école de REP+ (Réseau d'éducation prioritaire renforcé). "Je suis totalement épatée par les progrès des élèves en lecture", s'émerveille-t-elle. C'était l'une des promesses du candidat Emmanuel Macron : 1 enseignant pour 12 élèves. Comme Lavoisier, dans l'académie de Poitiers, 42 classes de REP+ ont sauté le pas depuis la rentrée.

Des progrès rapides

Entre les bureaux des élèves, Stéphanie Rabot, l'institutrice, se penche sur chaque cahier, questionne les enfants l'un après l'autre, prend le temps d'expliquer ou de corriger... Pour elle, entre une classe "traditionnelle" et une classe dédoublée, il n'y a pas photo. "S'ils étaient 25 on ne pourrait pas tous les faire passer, alors qu'aujourd'hui, à la fin de la séance, je sais qui est capable de lire la syllabe et qui bloque encore", assure-t-elle. "Les élèves sont beaucoup plus à l'écoute, ils font des progrès rapides." De l'autre côté de la cloison, même enthousiasme chez Caroline Caillaud, l'autre institutrice : "On peut aider chaque élève individuellement, en adaptant notre enseignement en fonction de ses besoins et de ses difficultés. On fait progresser les élèves, et eux-même sentent leurs propres progrès. C'est très agréable", conclue-t-elle.

Le problème des locaux

Bilan unanime pour la pédagogie, un peu moins pour l'organisation pratique. "On a deux salles de classe pour trois groupes de douze élèves", explique Jean-Michel Bouillaud, le directeur de l'école. Autrement dit, deux groupes sont forcés de travailler séparément dans une même classe. "Effectivement, ça pose quelques soucis pour le bruit, reconnaît le directeur. Ça devrait être réglé dans le mois". Sauf que le problème des locaux se posera à nouveau l'année prochaine, quand le dispositif sera étendu aux classes de CE1.