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Éducation

Bilan positif pour l'unité d'enseignement autisme à Belfort

mardi 28 mars 2017 à 10:55 Par Soline Demestre, France Bleu Belfort-Montbéliard

C'est en ce moment la semaine mondiale de sensibilisation à l'autisme. Même si la France a encore du retard en matière de scolarisation des enfants autistes, les choses avancent. Exemple dans le Territoire de Belfort.

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. © Maxppp - simon daval

Belfort, France

La scolarisation des enfants autistes n'est toujours pas une évidence aujourd'hui en France. Le 3ème plan autisme a permis quand même d'ouvrir 110 unités d'enseignement en maternelle dans toute la France dont 5 en Franche-Comté. L'une d'elle a ouvert en 2015 à l'école maternelle Raymond Aubert à Belfort. On fait le bilan avec Delphine Raba, conseillère pédagogique en charge de la scolarisation et de l'adaptation scolaire des élèves en situation de handicap dans le département.

Aujourd'hui dans le Territoire de Belfort, c'est compliqué de scolariser son enfant autiste ?

Delphine Raba : La plupart des enfants autistes vont en milieu ordinaire ce qui peut poser des problèmes de comportement et de moyens utilisés pour les apprentissages parce que ce sont des enfants très particuliers. Mais à Belfort à l'école Raymond Aubert, on a ouvert une unité spécialisée d'enseignement pour les très jeunes autistes. Sept enfants y sont accueillis depuis 2015.

Et quel est le bilan ?

Delphine Raba : Les premiers temps ont été un peu particuliers. On a accueilli sept enfants qui étaient en retrait, qui n'entraient pas du tout dans les interactions sociales, ni dans les apprentissages. Le premier mois on a fait des choses très ludiques pour qu'ils prennent plaisir à venir à l'école et ça a marché. Aujourd'hui, un an et demi plus tard, on voit sept jeunes élèves qui sont rentrés pour certains dans les apprentissages, d'autres qui ont acquis la propreté et qui ont des échanges entre eux et avec les autres élèves. A cet âge là les enfants n'ont aucun a priori sur le handicap. On leur a expliqué avec des mots simples et finalement ils ont recherché leur compagnie.

Et quel personnel encadrant pour sept élèves ?

Delphine Raba : Il y a sept personnes. L'enseignante, une éducatrice spécialisée, une éducatrice jeunes enfants, une aide médico-psychologique, une neuropsychologue, une psychomotricienne et une orthophoniste.

Et est-ce que la scolarisation dans une classe ordinaire est possible à terme ?

Delphine Raba : C'est l'objectif. En juillet prochain, il y aura cinq élèves sortants dont deux qui vont aller retrouver le milieu ordinaire. Le 4ème plan austime prévoit la création d'une centaine d'unités d'enseignement en primaire.