Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Blocage à l'université de Limoges : "nous avons plein de possibilités pour faire passer les examens"

dimanche 22 avril 2018 à 15:45 Par Justine Dincher, France Bleu Limousin

Alors que les étudiants doivent se réunir pour décider si ils continuent à bloquer la faculté de lettres de Limoges, le président de l'université assure qu'il respectera leur choix. Les examens qui doivent commencer dans deux semaines seront maintenus coûte que coûte.

La fac des lettres de Limoges est bloquée depuis début avril.
La fac des lettres de Limoges est bloquée depuis début avril. © Radio France - Justine Dincher

Limoges, France

Après deux semaines de vacances, c'est la rentrée ce lundi 23 avril à l'université de Limoges. Certains étudiants pourraient voir leurs vacances rallongées. La faculté de lettres est occupée depuis deux semaines et demi. Un groupe de jeunes est resté sur place pendant les deux semaines de pause, pour dénoncer la réforme d'accès à l'université. Une assemblée générale est organisée à l'université de Limoges lundi matin, pour savoir quelle suite donnée au mouvement.

La pédagogie, plutôt que la force

Les étudiants vont devoir voter. "J'espère qu'ils seront nombreux pour se prononcer, confie le président de l'université de Limoges, je pense que c'est important qu'il y ait une grosse mobilisation à cette assemblée générale, pour que ce qui sera décidé sera le plus représentatif possible". Alain Célérier exclut de faire appel aux forces de l'ordre, comme cela a été le cas à Paris : "j'étais à Paris, j'ai rencontré ces chefs d'établissement : ils sont dans des situations complètement différentes, avec des publics occupants très diversifiés et avec des risques autrement plus importants que ce que l'on constate pour l'instant à Limoges. L'utilisation des forces de l'ordre pour faire évacuer correspond à des questions de sécurité et non pas des questions de principe."

Des examens délocalisés ?

Même si le blocage était maintenu à la fac de lettres, les examens auront lieu coûte que coûte d'après le président de l'université : "nous avons plein de possibilités pour faire passer les examens, soit à distance, soit délocalisés sur d'autres sites. Ce qui compte pour nous, c'est que cette année ne soit pas une année blanche pour les étudiants". 

Alain Célérier raconte "ne pas être en colère contre le blocage". En revanche, il regrette la manière dont la loi est présentée, "avec bien souvent une assez grande mauvaise foi" : "quand on présente la loi comme une sélection, cela me hérisse le poil parce que je ne vois pas où est la sélection. Notre objectif est d'accueillir tous ceux de l'académie, je ne suis d'ailleurs pas très inquiets, on doit pouvoir régler les problèmes à Limoges". À la rentrée 2017, 90 places supplémentaires avaient déjà été ouvertes dans la filière STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives).