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Éducation

Blocage de l'université Toulouse 2 : "les cours et les examens auront lieu"

mercredi 11 avril 2018 à 9:03 Par Stéphanie Mora, France Bleu Occitanie

INTERVIEW - après un mois de blocage du campus, l'administrateur provisoire de l'UT2 a expliqué sur France Bleu Occitanie comment allait se passer la fin d'année pour les 30 000 étudiants inscrits à l'université de lettres et de sciences humaines de Toulouse.

Richard Laganier, l'administrateur provisoire de l'université Jean Jaurès à Toulouse
Richard Laganier, l'administrateur provisoire de l'université Jean Jaurès à Toulouse © Radio France - Nathalie Saint Affre

Toulouse, France

Le calendrier des examens est connu 

France Bleu Occitanie : Les 30 000 étudiants inscrits à l'université Jean Jaurès vont-ils pouvoir reprendre les cours et passer leurs examens avant la fin de l'année universitaire ? 

Richard Laganier : C'est clairement notre objectif. Ce sera forcément dans un calendrier décalé. Et nous voulons aussi organiser quelques cours en présentiel [cours dans des salles de classes] de manière à apporter tous les éléments nécessaires aux étudiants pour qu'ils passent les épreuves dans les meilleures conditions qui soient. Nous avons consulté tous les représentants de formation et de recherche et des responsables de filières de recherches 

"Pour laisser le temps de préparation des épreuves et de rattrapage des cours, on envisage un calendrier de première session dans la première quinzaine de juin et une session de rattrapage calée début septembre" Richard Laganier

"Débloquer l'université par la force ça ne ferait qu'empirer une situation qui est déjà extrêmement compliquée. ca n'est pas ma méthode" Richard Laganier sur France Bleu Occitanie

Si le campus reste bloqué les cours et les examens pourraient-ils se dérouler ailleurs, voire dans des salles municipales comme le propose la mairie de Toulouse?

Moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait un déblocage de l'établissement pour réassurer un certain nombre d'enseignements sur le campus mais si cela ne pouvait être mené, nous sommes en discussion avec le rectorat et d'autres partenaires pour trouver des solutions alternatives. 

"En présentiel" Cela veut dire des cours assurés dans des salles et des cours assurés par internet ? 

Tout est possible. Les collègues en ce moment sont en train de travailler à ces modalités. Ca pourra se faire "en présentiel" mais le "distanciel" et les outils numériques d'aujourd'hui peuvent être des outils intéressants dans le cadre d'une situation bloquée comme nous la connaissons. 

Lors de votre arrivée à Toulouse le 21 mars vous avez tout de suite assuré les étudiants qu'il n'y aurait pas d'évacuation par la force. Depuis il y a eu la fermeture de la fac de droit de Montpellier, il y a eu Nanterre lundi soir avec une intervention des CRS... Pourriez-vous changé d'avis sur le sujet ?

Très franchement cette option-là je ne la souhaite pas, donc je le réitère aujourd'hui sur votre antenne. Ca ne ferait qu'empirer une situation qui est déjà extrêmement compliquée, ce n'est pas du tout ma méthode de toute façon. 

Alors comment sort-on de la situation ?

La meilleure des solutions c'est un vote massif dans une assemblée générale où la bascule pourrait être faite en faveur d'un déblocage.

Sauf que cela ne vient pas, il y a entre 600 et 1000 personnes à chaque AG et à chaque fois c'est une large majorité pour le blocage, est-ce que le vote électronique est la solution ?

Cela fait partie des pistes que nous avons exploré, nous n'écartons pas cette solution-là. Je l'ai déjà dit à plusieurs collègues, ce n'est pas la solution que je privilégie mais je suis bien obligé d'examiner de façon très attentive et techniquement aussi cette solution-là. Il faut impérativement trouver solution à la rentrée des vacances de printemps tout simplement parce qu'il faut organiser les cours et les examens. Nous envisagerons tous les possibles à la rentrée prochaine.