Éducation

Bordeaux : la rentrée en plein chantier au lycée Beau de Rochas

Par Damien Gozioso, France Bleu Gironde vendredi 2 septembre 2016 à 4:00

Les travaux du lycée Beau de Rochas risquent bien de perturber la rentrée.
Les travaux du lycée Beau de Rochas risquent bien de perturber la rentrée. © Radio France - Damien Gozioso

Rentrée, ou plutôt pré-rentrée compliquée hier au lycée Beau de Rochas à Bordeaux. La région a investi 27 millions d'euros pour rénover ce lycée professionnel des métiers de l'automobile, seulement les travaux sont en retard et les professeurs inquiets de la situation.

Les professeurs ont eu une drôle de surprise lorsqu'ils ont redécouvert leur établissement mercredi. Ils l'avaient laissé bien en travaux et comptaient le retrouver en meilleur état, mais voilà peu de choses ont finalement évolué dans le bon sens et lors de l'accueil des élèves entrants ce jeudi, ils se demandaient bien comment aller pouvoir se passer les cours dès lundi, date de la "vraie" rentrée.

Un professeur de maintenance de véhicules de transport routier détaille l'état de son atelier : "Pas d'électricité, pas de fermeture car il manque une porte, on a des ponts élévateurs qui ne sont pas fixés et vu leur poids, c'est très dangereux". C'est bel et bien pour la sécurité même des élèves que les professeurs sont inquiets : "Aujourd'hui ce n'est plus un lycée mais un véritable chantier. Un simple exemple, entre notre cour principale où l'on récupère les élèves et les ateliers, on ne connait pas la limite entre le chantier en lui-même et les zones que nous auront à traverser" précise Marco Tuter, lui aussi professeur et représentant du personnel SNETAA-FO.

Un atelier encore loin d'être utilisable par les élèves. - Radio France
Un atelier encore loin d'être utilisable par les élèves. © Radio France - Damien Gozioso

Inspection de chantier avant les cours lundi matin

Alors pour que leurs inquiétudes soient entendus, les professeurs ont décidé de lister l'ensemble des problèmes de sécurité afin de les porter à la connaissance de la direction. Ils demandent à ce que tout ces problèmes soient réglés d'ici lundi matin, sous peine de ne pas accueillir les élèves. "En plus de la sécurité on se demande même comment on peut faire cours" ajoute Valérie Yustède, professeur d'anglais dans l'établissement. Puisque certaines salles de classe n'ont pas l'électricité, de matériel informatique... Et certains cours se feront sans doute dans des constructions modulaires installées dans la cour de l'établissement.

Valérie Yustède : "En plus de la sécurité, on se demande comment on peut faire cours"

La région qui a financé les travaux du bâtiment, pour un total de 27 millions d'euros, reconnait des retards. Mais pour autant, Jean-Louis Nembrini, vice-président en charge de l'éducation se veut rassurant et assure que lundi la rentrée pourra se faire : "nous nous sommes engagés et ce qui doit être prêt lundi le sera. Les ouvriers ont travaillé dur, ils continuent et continueront samedi".

L'accueil des élèves pourra sans doute se faire lundi, mais dans quelles conditions de travail ? Les professeurs assurent déjà à l'heure actuelle qu'ils ne souhaitent pas faire "garderie" s'il n'est pas possible de travailler.