Éducation

Bordeaux : un blocus pour dénoncer la souffrance du lycée Trégey

Par Valentine Letesse, France Bleu Gironde mardi 11 octobre 2016 à 11:26

Une vingtaine de poubelles bloquaient les grilles du lycée ce mardi 11 octobre 2016.
Une vingtaine de poubelles bloquaient les grilles du lycée ce mardi 11 octobre 2016. © Radio France - Valentine Letesse

Une centaine d'élèves et une trentaine de professeurs se sont rassemblés ce mardi matin devant le lycée Trégey de Bordeaux pour dénoncer un climat de violence. Se sentant abandonnés, ils réclament plus de moyens au rectorat.

Il n'y aura pas cours aujourd'hui au lycée Trégey de Bordeaux. Dès sept heures ce matin, une vingtaine de poubelles bloquaient le portail de l'entrée principale. Plus d'une centaine d'élèves et une trentaine de professeurs dans le froid devant l'établissement scolaire pour exprimer leur colère. La direction du lycée a réquisitionné sept policiers pour encadrer le mouvement.

Un climat de violence

Ce qui a déclenché ce blocus, provoqué un raz le bol, c'est une agression. "Il y a eu un événement gravissime" explique Olivier Castex, professeur de mathématiques, "on a retrouvé un jeune de ma classe inconscient sur le trottoir. Quand son père est venu le chercher, il n'a même pas reconnu son fils tellement son visage était atrophié et déformé".

Les lycéens ont accroché des affiches sur les grilles de l'établissement scolaire. - Radio France
Les lycéens ont accroché des affiches sur les grilles de l'établissement scolaire. © Radio France - Valentine Letesse

Un sentiment d'abandon

Les professeurs et le syndicat étudiant FIDL demandent plus de moyens humains pour assurer la sécurité des jeunes. Mais pour l'instant le rectorat ne leur a toujours pas donné de réponse, contacté par la rédaction de France Bleu Gironde, il dit "étudier le dossier". En attendant, Fériel, 18 ans arrive en cours le matin avec la boule au ventre."On se dit est ce qu'il va encore y avoir une autre bagarre ? Est ce que ça va être nous ? Oui, on a peur", raconte la jeune fille. Touba, elle, s'inquiète pour son avenir et ne comprend pas comment le rectorat peut ignorer leur souffrance.

"Ma mère a peur des représailles. Elle me dit le matin de faire attention à ce que je dis et à ce que je fais." - Fériel, élève du lycée Trégey.

Les professeurs et les représentants du syndicat étudiant FIDL doivent se concerter aujourd'hui pour décider de la suite du mouvement.

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